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Quotidien des Usines

La centrale au gaz naturel de Verberie au Tribunal administratif

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Le Tribunal administratif d’Amiens a examiné au cours de l’audience du 3 novembre le projet de centrale électrique au gaz naturel de Verberie (Oise) dans l’Oise. Il a mis son jugement en délibéré.
Les recours émanent d’associations de défense de l’environnement « anti centrale » et de la préfecture de l’Oise. Les associations ont aussi déposé un recours contre l’arrêté du ministère de l’Environnement autorisant la centrale. Les associations demandent l’annulation de la délibération du conseil municipal de Verberie du 19 octobre 2009 portant sur la révision simplifiée du plan local d’urbanisme (PLU) de la commune. Cette révision est destinée à donner une vocation industrielle à des terres agricoles afin de permettre l’implantation d’une centrale électrique au gaz naturel de 800 mégawatts.
Cette révision simplifiée du PLU a déjà été attaquée en référé devant le Tribunal administratif d’Amiens. Ce dernier avait, le 9 mars 2010, suspendu la révision simplifiée du PLU.
« Si les juges annulent la révision du PLU, nous perdrons un investissement non délocalisable de 800 millions d’euros qui représente 12,5 millions d’euros de retombées fiscales pour les collectivités - commune, Communauté de communes, Conseil général, Région » indique le maire de Verbery (4 000 habitants) Patrick Floury. « C’est un projet de 800 mégawatts. Or, notre pays a besoin d’électricité et d’industriels ». Selon lui, l’association ROSO, regroupement des organismes de sauvegarde de l’Oise, qui est à l’origine de l’un des recours, « attaque tous les projets industriels ». Il cite les projets d’Ikea (centre de logistique) et d’Unilever. Selon le maire, ces industriels « ont fini par se lasser et sont allés voir ailleurs ».
Il rappelle les raisons qui ont conduit Direct Energie à choisir le site de Verberie : proximité des réseaux d’électricité (ligne 400 000 volts) et de gaz (artère gaz), ce qui limite les travaux de raccordement, et proximité de la rivière Oise (1 kilomètre à vol d’oiseau).

Au cours de l’audience du 3 novembre, le rapporteur a semblé accordé du crédit à l’un des arguments des « anti-centrale », savoir le « corridor biologique ». Selon les associations environnementales à l’origine des recours, la centrale est située sur un axe de transit majeur pour les cerfs, chevreuils et sangliers. Le maire observe que cet argument n’a pas été mis en avant pour construire les grandes infrastructures du secteur.
Interrogé sur le PLU global que sa commune est en train de réaliser à l’échelle de la commune, il indique que c’est « sans lien » avec le projet de centrale. « Nous faisons ce PLU général car nous n’avons plus de terrain constructible pour les habitations ».
De son côté, Direct Energie, fournisseur d’électricité depuis l’ouverture du marché de l’électricité en France, martelait en 2008 son souhait de « réussir de manière exemplaire à Verberie sa première implantation » de centrale électrique au gaz naturel. Une installation faisant appel à la technologie de la turbine à gaz à cycle combiné. Une chose est sûre aujourd’hui : si cette centrale voyait le jour, elle ne serait plus la première !

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