Avec 150 millions d’euros issus des investissements d’avenir, le Fonds Ecotechnologies doit aider les jeunes entreprises spécialisées dans les technologies propres.
Un troisième fonds d’investissement issu des Investissements d’avenir vient de voir le jour. Après le Fonds national pour la société numérique (FSN) et le Fonds national d’amorçage (FNA), la Caisse des dépôts vient de lancer le Fonds Ecotechnologies. Elle poursuit sa stratégie de financement des premières phases de développement des PME innovantes, avec pour ambition d’accompagner les capitaux privés.
Doté de 150 millions d’euros, ce nouveau véhicule financier investira dans des PME innovantes spécialisées dans les technologies propres. Il interviendra en co-investissement avec des sociétés d’investissement privées, pour des participations en fonds propres ou quasi fonds propres comprises entre 1 million et 10 millions d’euros.
Le Fonds Ecotechnologies interviendra dans quatre secteurs définis par les investissements d’avenir : les énergies renouvelables décarbonées et la chimie verte, les smart grids, la valorisation des déchets et la dépollution, et le véhicule du futur. L’Ademe apportera son soutien technique pour déterminer l’intérêt des projets.
Tout comme le FSN-PME et le FNA, le fonds Ecotechnologies est géré par CDC Entreprises, la filiale de la Caisse des dépôts spécialisée dans l’investissement en capital. Ces trois fonds ont pour ambition de pallier le manque de capitaux privés dédiés au financement des débuts des entreprises innovantes. "Les deux fonds spécialisés, dans le numérique et les écotechnologies, viennent financer les PME un peu après l’amorçage car même dans cette phase les fonds privés sont rares", explique Véronique Jacq, la directrice générale déléguée en charge des nouveaux développements de CDC Entreprises. Le capital-risque intéresse en effet de moins en moins les fonds privés, qui préfèrent se consacrer aux entreprises moins risquées et plus rentables. L’intervention de ces fonds publics doit permettre de réduire le risque et convaincre les investisseurs de miser plus sur l’innovation.









