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La bonne tenue du textile d'Armor

Par A Rennes, Stanislas du Guerny - Publié le | L'Usine Nouvelle n° 3140

Une vingtaine d'entreprises installées dans le Finistère ont su s'adapter et affichent aujourd'hui des stratégies de conquête, y compris à l'international.

Un nouveau contrat ! C'est le quimpérois Armor-Lux qui va habiller le personnel du Pavillon français lors de la prochaine exposition universelle à Shanghai, en 2010. Cette commande, annoncée la semaine dernière, témoigne de la bonne santé du textile breton, plus exactement du textile finistérien. Alors que 5 200 postes ont été supprimés depuis quinze ans dans le secteur en Bretagne, dans le Finistère, une vingtaine d'entreprises se singularisent par l'esprit de conquête de leurs dirigeants. Implanté à Quimper, Armor-Lux a réalisé 72 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2007. Empreinte poursuit aussi une stratégie de niche originale. Spécialisée dans la fabrication de soutiens-gorge de grandes tailles, la société brestoise a réalisé 14,5 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2007. Le tiers de la production est réalisé à Brest (120 salariés), le reste est sous-traité, notamment en Tunisie.

Le pari de l'originalité et de la modernité

D'autres poids lourds finistériens ont surmonté toutes les tempêtes, comme Guy Cotten, connu grâce à ses cirés de marin fabriqués à Concarneau et dans un atelier que le groupe familial possède à Madagascar. Le même souci de développer une stratégie de marque anime le brestois KanaBeach. Il s'inspire du milieu du surf pour créer des gammes de vêtements destinés aux jeunes générations et vendus dans ses propres boutiques, aujourd'hui au nombre de 30.

Une autre enseigne originale, A l'Aise Breizh, émerge à Morlaix. Cette PME évolue sur le créneau de l'identité bretonne avec des pièces illustrées de personnages stylisés et... décalés par rapport à l'imagerie traditionnelle. Les modèles sont mis au point par les stylistes de la maison, qui dispose depuis peu d'un atelier de sérigraphie. Les vêtements sont ensuite réalisés par des façonniers européens ou asiatiques. Erwan Créac'h, le dirigeant de cette entreprise qui réalise 4 millions d'euros de chiffre d'affaires, a créé une dizaine de boutiques réparties en Bretagne.

A l'Aise Breizh utilise aussi internet pour vendre ses modèles, tout comme La Magie des Corsets. Créée il y a deux ans, à Brest, par Rozenn Castel, cette petite société réalise des pièces artisanales sur mesure avec baleinage traditionnel acier, pour une clientèle internationale recrutée sur la toile !

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