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La bataille s'organise contre Alzheimer

Par Anne Pezet - Publié le | L'Usine Nouvelle n° 3161

Face au manque de traitements et à la complexité de cette maladie dégénérative, les industriels se regroupent pour innover.

En cette semaine du 21 septembre consacrée à Alzheimer, les premiers pas de la Fondation de coopération scientifique dédiée à cette maladie, réunissant industriels et académiques, sont salués. Les premiers appels à projets ont été lancés, d'autres sont à venir. Par exemple, près de 23 millions d'euros seront dédiés à un centre d'analyse d'imagerie médicale centralisé.

Quatre grands laboratoires (Sanofi-Aventis, Servier, MSD-Chibret, filiale française de l'américain Merck, et bientôt Ipsen) sont membres fondateurs de ce consortium, créé l'année dernière dans le cadre du Plan Alzheimer. Pour cinq ans, ils apportent chacun une enveloppe de 5 millions d'euros, complétée par 55 millions d'euros de fonds publics issus des 200 millions que le Plan Alzheimer a consacré à la recherche. « Cette structure nous fera tous avancer dans la compréhension des mécanismes d'apparition de la maladie. Elle a également un rôle à jouer pour faciliter la mise e n place des essais cliniques », souligne Emmanuel Canet, le président de la recherche des Laboratoires Servier.

Vu le manque de données scientifiques et les difficultés à réaliser des essais cliniques, les collaborations sont plus que jamais d'actualité. Les grands labos ne sont pas les seuls à se regrouper. L'entreprise biopharmaceutique lilloise Genfit dirige AD-Inov, un consortium qui vient de recevoir 1 million d'euros du Fonds unique interministériel. « Nous sélectionnons des molécules déjà connues dans le diabète et nous les retravaillons pour qu'elles traversent efficacement la barrière hémato-encéphalique à des doses minimes », explique Jean-François Mouney, le président du directoire de Genfit. Il s'est entouré de partenaires privés (Genoway, Vigicell, Drugabilis et Key-Obs) et d'un laboratoire académique, dont les savoir-faire sont complémentaires. Budget du consortium : 3,8 millions d'euros sur trois ans.

UN TEST DE DIAGNOSTIC SANGUIN CHEZ EXONHIT

Enfin, plus classiquement, la société biopharmaceutique parisienne ExonHit Therapeutics cherche à s'associer à un grand laboratoire pour continuer le développement de son candidat médicament le plus avancé dans ce domaine. Les premiers résultats prometteurs d'essais cliniques de phase 2a viennent d'être présentés. Mieux, ExonHit a entre ses mains un test de diagnostic sanguin de la maladie. « Nous voulons le commercialiser pour les activités de recherche d'ici à la fin 2009 », indique Loïc Maurel, le président du directoire d'ExonHit. Bientôt une arme supplémentaire contre la maladie d'Alzheimer.

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