Le tribunal de commerce de Nanterre réexaminera le dossier le 11 octobre. Entre temps, les deux solutions de reprise devront être peaufinées.
L'usine Thomson Angers, filiale de Technicolor, en redressement judiciaire depuis juin 2012, a vu sa période d'observation prolongée jusqu'au 11 octobre, ce matin par le tribunal de commerce de Nanterre (Hauts-de-Seine).
L'existence de deux projets de reprise est confirmée mais ces derniers restent à finaliser par des lettres d'intention devant être déposés formellement avant la fin septembre, en prévision de l'audience du 11 octobre où une décision définitive doit être prise. L'usine pourrait alors connaître une liquidation ou bénéficier d'une validation des projets des repreneurs éventuels. L'usine, qui emploie 350 salariés, fabrique actuellement des décodeurs.
L'électronicien Eolane a déclaré son intention de produire sur le site des composants photovoltaïques à concentration "1 024 Soleils", selon le principe de la lentille de Fresnel. Pour cette technologie de photovoltaïque à haut rendement (au-delà de 35 %), élaborée avec la start-up Heliotrop, le CEA-Ines et l'Ademe, Eolane dispose déjà d'un plan de charge de l'ordre de 4 millions d'euros en 2013. "Nous avons donc la capacité de reprendre 80 personnes de Technicolor à terme", indique Paul Raguin, le PDG d'Eolane, qui discute cependant avec la communauté d'agglomération la possibilité d'obtenir des garanties partielles sur l'immobilier, si le projet n'obtenait pas le succès escompté.
L'autre offre éventuelle, portée par le groupe tourangeau Minerva, spécialisé dans la sous-traitance industrielle concernerait une centaine de salariés, prendrait la forme d'un atelier partagé de cartes électroniques.









