L’usine Smart sauvée par l’électrique ?
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Production
En recevant Nicolas Sarkozy ce jeudi à Hambach, Dieter Zetsche, président du groupe Daimler, a confirmé que la Smart électrique serait mise en production dès novembre prochain sur le site mosellan.
Le groupe allemand devrait investir environ 18 millions d'euros, dont 2,6 millions d'aides publiques (l'Etat prenant en charge la moitié de cette somme) sur le site d'Hambach, pour lancer début novembre la construction d'une série limitée de 1 000 Smart équipées de batteries lithium-ion (qui portera l'autonomie du véhicule de 130 à 200 kilomètres). Ces voitures devraient être livrées aux clients au plus tôt avant la fin de l'année. La Smart électrique devrait ensuite être produite à grande échelle à partir de 2012.
Selon la Commission Interministérielle d’Aide à la Localisation des Activités (Ciala), cet investissement permettrait de créer 52 emplois sur le site lorrain, tout en permettant d’en sauver 259 autres.
L'usine Smart de Hambach, qui a été inaugurée en 1997, a connu une embellie en 2008 grâce à sa percée sur le marché américain et au bonus écologique dont bénéficient ses véhicules. Le site, qui emploie 1 600 personnes, a produit 1,1 million de véhicules, dont 138 000 l'an dernier.
« Cette coopération entre l’industrie et l’Etat constitue une bonne nouvelle. Nous avons besoin de vous pour que les projets de Smart 4 places et du successeur du Fortwo se concrétisent à Hambach pour pérenniser notre site », a indiqué Mario Mutzette, délégué syndical central CFE-CGC Smart dans un courrier remis au président.
Applaudi par les ouvriers du site, Nicolas Sarkozy a quitté Hambach au terme d’une heure de visite pour se rendre à une table ronde à huis clos à Woippy, à l’invitation du député-maire UMP François Grosdidier. Les politiques lorrains attendent des assurances sur la compensation suite aux restructurations militaires, un soutien aux projets d’aménagements fluviaux au long de la Moselle, la reconversion de l’Est mosellan.
Toutefois, en public, le président n’a pas évoqué les autres « problèmes » industriels auxquels doit faire face la région, notamment la fermeture de l'usine de batteries Varta Bosch Autobatterie (VBA), filiale de l'équipementier automobile américain Johnson Conttrols basée à Sarreguemines (Moselle), qui touche 347 salariés.
De même, le bassin d’emploi verra la fermeture de la Cokerie de Carling (Moselle), le 15 octobre. Les contacts pris avec d'éventuels repreneurs, notamment anglais et allemands, ont échoué. L'usine compte 400 salariés, dont 240 bénéficient du Pacte charbonnier (80 % de leur salaire jusqu'à la retraite). Elle fait par ailleurs « vivre » 350 emplois dans la sous-traitance. La cokerie avait été reprise en avril 2004 par Rogesa, une filiale des aciéries de Dilling et de Saarstahl, avec un engagement de fonctionnement pour cinq ans. La crise, la baisse des ventes et l'accumulation des stocks ont conduit Rogesa à annoncer dès le printemps son intention de fermer le site.
Enfin, concernant son éventuel « retour » sur le site ArcelorMittal de Gandrange, Nicolas Sarkozy devrait tenir sa promesse. Selon Laurent Wauquiez, secrétaire d'État à l'Emploi, jeudi matin sur I-télé : « Il ira à Gandrange, c'est très clair, c'est un engagement qu'il a pris. Mais la date reste encore à fixer.
De notre correspondante en Lorraine Pascale Braun, avec Reuters
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