L'usine du futur : "numérique, créative, propre, fonctionnelle et rentable"

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Vue aérienne de l'usine Bonna Sabla de Bruz
© Bonna Sabla

  Imaginer l’usine du futur : le thème de la conférence du 5 juin organisée par l'Institut Européen de Stratégies Créatives et d'Innovation à Arts & Métiers ParisTech (ex-Ensam) a permis de dégager des idées fortes sur l'avenir de la production industrielle.

Quel écrin plus adéquat que l'Ecole des Arts & Métiers, l'antre des ingénieurs français, pour évoquer entre professionnels de l’industrie et de l’innovation l’usine du futur ?  "Deux mots qui s’entrechoquent, tant ils suggèrent à eux deux le passé industriel et son avenir ", résume Roland Vardanega, président de la Société des Ingénieurs Arts & Métiers et membre de l'Académie des Technologies

Grands industriels, universitaires et présidents de think tanks ont tenté de dessiner les contours de cette usine du futur. Enjeux environnementaux, objectifs de rendement, mufti-fonctionnalité, place de l’humain dans le processus croissant d’automatisation… Autant de questions parfois restées sans réponse, tant le chantier semble vaste.

Un défi que les industriels ont déjà pris à bras le corps, comme Pierre Gattaz, président du Groupe des fédérations industrielles et président du directoire de Radiall. "L’industrie est plus que jamais le fer de lance du commerce extérieur. Les usines de demain seront numériques et leurs concepteurs ne pourront pas passer outre l’innovation, la créativité autour des matériaux, du design", a-t-il martelé.
Frédéric Sanchez, président du directoire de Fives, le premier groupe français d'ingénierie industrielle, détaille deux autres priorités : "une usine plus sécurisante pour le personnel, et plus qualitative sur le plan environnemental".

Romain Lavault, vice-président du développement stratégique chez Delmia (Dassault Systèmes), développe pour L'Usine nouvelle une vision de l'usine du futur sur le fond, avec quatre axes principaux de développement : la modification de la place de l'homme dans l'usine de demain, où il sera utile pour les tâches compliquées et interagira avec son produit par interface numérique et plus par contact direct ; la réutilisation des matières premières déjà produites par l'usine pour éviter l'épuisement des ressources naturelles ; l'invention de nouveaux process en s'inspirant de la nature, "formidable machine industrielle résultant de millions d'années d'évolution" ; et l'intégration du consommateur dans le processus de production par le biais des réseaux sociaux pour réinventer les produits de demain.

 

 

 

Pour Marc Giget, président de l'Institut Européen de Stratégies Créatives et d'Innovation et organisateur de la soirée, l'usine du futur sera l'atout de la réindustrialisation : "Ce processus va se faire par l'arrivée d'activités nouvelles, dans l'énergie, les produits verts, la robotique, la biologie moléculaire, la génétique. Envahir rapidement des industries à très haute valeur ajoutée et innovantes pour d'emblée savoir qu'il faudra produire et ne pas s'arrêter à la phase R&D". Les secteurs phare concernés par la conception de l'usine du futur : "les énergies nouvelles, les voitures du futur, l'économie verte où l'on doit prévoir le démantèlement du produit dès la production", analyse-t-il pour L'Usine nouvelle.

 
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