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L'usinage des tôles, plus économique, plus efficace

Par Mirel Scherer - Publié le

Les deux cents exposants de Tolexpo (15-18 novembre 2011), le salon international des équipements pour le travail de la tôle, ont profité de la fréquentation soutenue du Midest pour drainer un nombre important de visiteurs.

"Verdana","sans-serif"">onfrontés à une demande de plus en plus fluctuante, les ateliers de tôlerie cherchent de la souplesse. Ce qui les oblige à s’équiper de différents moyens de découpe. Polyvalent, l’usinage par jet d’eau reste, paradoxalement, encore trop marginal par rapport au laser. Car il peut découper pratiquement tous les contours et tous les matériaux sans aucune opération de finition post usinage. Dotée de la technologie maison Dynamic Waterjet et d’une pompe de 6 500 bar (ce qui impose des buses et des canons spéciaux), la Série Mach 4 de Flow usine à grande vitesse et plus économiquement des pièces quand l’épaisseur dépasse les 6 mm. Reste à convaincre les bureaux d’études et les ateliers de ses atouts… Destinée à la formation à l’usinage par jet d’eau, la Quick Jet II 1012 de Mecanuméric favorisera la popularisation parmi les jeunes de ce moyen de production. Un équipement doté d’une pompe de 4000 ou 6200 bar de KMT qui équipe déjà les laboratoires de l’Ensam (Ecole nationale des arts et métiers) de Metz.

Les ateliers de tôlerie doivent choisir aussi parmi des sources laser  complémentaires. Chacune des machines de découpe laser - CO2, solide, à fibre - étant adaptée à un certain type de fabrication. Capables d’assurer des opérations de découpe de tôles fines (jusqu’à 6 mm d’épaisseur) avec un coût horaire réduit par rapport aux machines dotées d’une source CO2, les lasers à fibre se généralisent chez les fournisseurs d’équipements. Le dernier en date étant Mazak Optronics qui annonce sa Optiplex 3015 Fiber. Amada, Bystronic, Prima Power et Salvagnini… tous mettent en avant la capacité de ces machines à réduire les opérations de maintenance et les consommables. Et surtout leur souplesse : elles peuvent usiner aussi bien les tôles en acier que celle réfléchissantes, en cuivre ou en aluminium. La productivité n’est pas oubliée. Dotée de moteurs linéaires, la machine FOL AJ d’Amada disponible avec une source à fibre maison 4 kW (une version dotée d’une source de 2 kW sera proposée début 2012) assure des vitesses d’axe de 100 m/min et des accélérations de 50 m/s2. Les usinages les plus complexes sont ainsi effectués en un clin d’œil. Exemple : on peut réaliser 400 trous carrés par minute. La Platino Laser de Prima Power usine plus vite que le CO2 une tôle de 4 mm d’épaisseur.

Seule exception dans ce paysage "fibré" : Trumpf. Le géant allemand, qui fête cette année les quarante ans de sa fabrication de sources laser, privilégie pour ses machines de découpe de haute puissance les sources à disque. Mais il possède déjà des sources à fibre de 2 et 3 kW grâce au fabricant britannique SPI qu’il a racheté en 2008. Les machines combinées d’Amada ou de Trumpf répondent elles aussi au besoin d’économies et de souplesse des ateliers. La TruMatic 7000 de Trumpf allie les avantages d’une poinçonneuse avec ceux d’une machine de découpe laser. Petites séries de pièces variées et ouvragées pour cette dernière, séries plus importantes de pièces complexes et de grandes dimensions pour la première.

L’opérateur de la machine fait l’objet d’une attention particulière : l’usinage de la tôle devient ainsi intuitif. Comme sur la cisaille hybride M-Shear de Safan, dotée d’une commande numérique à écran tactile qui s’adapte aussi bien à un opérateur aguerri qu’à un débutant. Ou sur la presse plieuse électrique TruBend 7036 de Trumpf par exemple, à l’ergonomie très soignée. Exemple : le siège de cette presse est adapté aux positions de l’opérateur pour éviter les troubles squeletto-musculaires.

Le pliage électrique se généralise d’ailleurs, chez Amada ou LVD par exemple, car il réduit la consommation d’énergie. Amada propose aussi une machine hybride et favorise la flexibilité avec une presse, la HD 1003 NT, dotée d’un changement automatique d’outils. Réduire la consommation d’énergie fait enfin, l’objet d’un développement original chez Dimeco. Le constructeur français propose une presse électrique, la Linapunch MC-E, pour le poinçonnage de pièces complexes à partir d’une bobine. Des pièces différentes peuvent être fabriquées les unes après les autres sans aucun temps mort ni déchet. Il présentait à Tolexpo une cellule flexible intégrant sa machine avec une presse plieuse de Starmatik dotée d’un robot Fanuc. Une solution électrique à 200% : même l’énergie de freinage est récupérée…

Diaporama : Choses vues et repérées à Tolexpo 2011

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