L'unité de bioraffinage low cost de Renmatix
Par THIERRY LUCAS - Publié le | L'Usine Nouvelle n° 3269Passer à l'échelle industrielle. C'est aujourd'hui la principale difficulté pour les procédés de raffinage de la biomasse cellulosique destinés à produire des intermédiaires chimiques ou des carburants. Repérée par BASF, la start up américaine Renmatix, installée en Georgie, y est presque. Pour industrialiser son procédé, le chimiste allemand lui a alloué 30 millions de dollars qui s'ajoutent aux 20 millions levés auprès d'autres investisseurs. La PME dispose déjà d'une unité pilote capable de convertir trois tonnes de copeaux de bois ou de résidus agricoles en sucres industriels par jour. Ces intermédiaires chimiques peuvent être transformés ensuite en biocarburants (éthanol) ou en produits chimiques plus élaborés. La technique - l'hydrolyse de la biomasse par de l'eau supercritique (à haute pression et haute température) - se distingue des méthodes classiques, qui effectuent l'hydrolyse de la cellulose avec des enzymes ou de l'acide ou décomposent la biomasse en CO et H2 (utilisés ensuite pour synthétiser du carburant). Son atout : la vitesse de la réaction (quelques minutes, contre des heures, voire des jours), qui permet de traiter de grandes quantités avec moins d'investissement en équipements. Autre avantage : l'absence de consommables coûteux (enzymes) ou polluants (acides). L'entreprise estime que ses sucres seront produits à un prix compétitif avec les sucres d'origine agricole.
La dépendance de la chimie au pétrole. Le procédé de Renmatix est rapide, n'utilise ni acides ni enzymes et convertit la biomasse lignocellulosique en sucres industriels, produits intermédiaires pour l'industrie chimique.











