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L’Union Européenne d'accord pour aider les compagnies aériennes

Par Fabrice Frossard - Publié le

Bruxelles s’est dite prête à autoriser les États à verser des aides exceptionnelles. Selon Giovanni Bisignani, directeur général de l'Iata, l’impact économique de la paralysie du trafic aérien pourrait être pire que le 11 septembre.

Chaque jour qui passe creuse un peu plus le déficit des compagnies aériennes. L’Iata revoyait ainsi les prévisions à la hausse et estimait par la voix de son directeur général Giovanni Bisignani à 186 millions d’euros la perte de chiffre d’affaires des compagnies aériennes. Dans ce contexte, la Commission Européenne s’est dite prête à envisager un dispositif « similaire à celui mis en place à la suite du 11 septembre ». Joaquin Almunia, le commissaire à la concurrence a néanmoins précisé que « les Etats membres devront démontrer la nécessité de l'aide et s'assurer qu'elle ne constituent pas un soutien excessif par rapport aux entreprises concurrentes. »

L’octroi de ces aides est prévu par l’article 107 du traité européen « qui permet aux Etats de compenser les préjudices liés aux catastrophes naturelles ou qui sont dus à des événements exceptionnels » La Commission s’est dite prête à clarifier ce texte afin que les gouvernements puissent l’utiliser pour combler les pertes dues au nuage de cendres. Toutefois, pour que ces aides soient autorisées, le commissaire européen chargé des Transports, Siim Kallas prévient : « il faudrait que l'indemnisation versée le soit de façon non discriminatoire, c'est-à-dire à toutes les compagnies d'un même Etat, que l'indemnisation soit limitée au coût constaté au moment de l'interruption du trafic et que le montant de l'indemnisation soit calculé de manière précise et objective pour s'assurer qu'il n'y a pas de d'indemnisation excessive ». Autrement dit, que ces aides ne soient pas destinées à renflouer des compagnies aériennes en difficulté avant la crise causée par les cendres du volcan islandais.

Des pertes difficiles à évaluer

De fait, les pertes pour les compagnies aériennes sont aussi revues à la hausse. Par l’Iata tout d’abord qui de 150 millions d’euros les estime aujourd’hui à près de 185 millions d’euros, mais aussi par les compagnies aériennes. Ainsi Air France-KLM annonce 35 millions d’euros de pertes par jour, British Airways entre 17 et 26 millions d’euros et 5 à 9 millions d’euros pour SAS. A ces pertes d’exploitation s’ajoutent aussi ceux du logement des passagers, des équipages bloqués, le déroutement des avions etc. Le calcul ne pourra être fait qu’après la fin de la crise. Laquelle n’est pas encore gagnée.  Malgré l'appel de l'Iata aux gouvernements pour qu'ils revoient leur décision de fermer de larges parties de l'espace aérien européen, la Commission Européenne a redit qu’il « ne peut y avoir aucun compromis avec la sécurité.»

Les choses évoluent, la précédente éruption cinq jours durant du Grimsvötn en novembre 2004 n'avait pas eu le même retentissement...

 

 

 

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4 réactions

azernpp | 19/04/2010 - 20H09


Et que dire des petits PME que toute l’année font des efforts qui naviguent a contre la marée, alors pourquoi Bruxelles aide pas ces entreprises, qui ont plus de mérite par rapport aux compagnies aériennes qui sont bourres de fric .Europe de merde. Réveillez vous peuples de touts nations .a bas les racketeurs et despotes.

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david | 19/04/2010 - 19H50

Vous allez croire que les compagnies n'ont pas les reins assez solides pour encaisser quelques jours de non-activités ?
Et c'est moi qui n'ai jamais pris l'avion parce que c'est trop cher qui va payer la note ... ça me dégoute.

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RASleBOL | 19/04/2010 - 18H16

et Bientôt l'IMPOT VOLCAN il en est hors de question, qu'il y ait des prêts remboursés par la vente des billets est logique, que ceux qui prennent l'avion assument.

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KZ | 19/04/2010 - 18H16

Je veux bien que l'EU accepte que les États "aident"les compagnies aériennes mais a conditions que les consommateurs soient entièrement remboursés.. !!

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