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L'Usine de l'Energie

L’ultime coup de bluff de Ségolène Royal pour fermer Fessenheim

Ludovic Dupin

Publié le

Dimanche 9 avril, la ministre Ségolène Royal a fait passer un décret sur la fermeture de la centrale de Fessenheim. Sauf que ce dernier comprend les conditions posées par le conseil d’administration d’EDF qui repousse la décision réelle à mi-2018, six mois avant le démarrage de l’EPR de Flamanville.

L’ultime coup de bluff de Ségolène Royal pour fermer Fessenheim
Ségolène Royal, la ministre de l’Environnement.
© Pascal Guittet

Ségolène Royal, ministre de l’Environnement, refuse de laisser le dernier mot à EDF. Elle refuse aussi que François Hollande échoue complètement sur sa promesse de fermer la centrale de Fessenheim au cours de son mandat. Aussi, dimanche 9 avril, elle a fait passer un décret dans le journal officiel "portant abrogation de l'autorisation d'exploiter la centrale nucléaire de Fessenheim".

"Le décret sur la fermeture de la centrale de #Fessenheim est signé et publié ce matin au JO. C'est dit c'est fait", lâche la ministre dans un tweet faisant référence à son annonce sur RTL vendredi 7avril. Elle avait alors assuré que ce décret serait publié avant la fin du mandat, pour ainsi tenir la promesse à moitié. Elle répondait aussi à la décision du Conseil d’administration d’EDF qui, le jeudi 6 avril, avait décidé de reporter sa demande de fermeture à six mois avant le démarrage de l’EPR de Flamanville, c’est-à-dire au mieux mi-2018. D’autres conditions de l’électricien laissaient planer le doute sur la fermeture de la plus vieille centrale de France.

Un décret qui reprend toutes les conditions fixées par EDF

Sauf que le décret par Ségolène Royal reprend toutes ces conditions demandées par EDF. Les syndicats, opposés à la fermeture de Fessenheim, ne s’y laisse pas prendre. La CFE Energies parle d’action "pour sauver la face dans un but purement électoraliste". La CGT parle "d’enfumage". Devenue sa meilleure ennemie sur Twitter, la députée de Paris EELV, Cécile Duflot lui lance : "#Fessenheim : de l'usage d'un décret qui ne dit rien (tout est dans le "dès lors que [...] et que") comme outil de communication"

Elle a, en revanche, reçu le soutien du candidat à la présidentielle Emmanuel Macron (En Marche) qui parle "d’une décision responsable", quand bien même certains juristes s’interrogent sur la légalité de ce décret.

Au final, Fessenheim aura été une épine dans le pied de la transition énergétique voulue par ce gouvernement pendant tout le quinquennat. Cet engagement, ainsi que celui de réduire la part du nucléaire de 75 à 50 %, avait été pris dans le cadre d’un accord électoral entre le parti socialiste et EELV, négocié par Martine Aubry et Cécile Duflot, en 2011. 

 

 

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