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L'UIMM dans le collimateur du Fisc, joue désormais la transparence

Par Redaction L'Usine Nouvelle - Publié le
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Tandis que le fisc s'intéresse aux primes versées en liquide par l'UIMM à ses cadres, l'organisation patronale a révélé aujourd'hui les conditions de départ de Denis Gautier-Sauvagnac.

L'Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM) n'en finit pas de faire parler d'elle. La riposte de Laurence Parisot n'y est sans doute pas étrangère. C'est au tour du Fisc, et sa direction nationale des enquêtes fiscales (DNEF), de s'intéresser à la fédération patronale. Selon l'AFP, la DNEF a obtenu la communication par le parquet de Paris des pièces du dossier UIMM relatives aux compléments de salaires versés en liquide par l'organisation à une dizaine de ses cadres, dont Denis Gautier-Sauvagnac (DGS).
Les primes en question pourraient provenir des 19 millions d'euros retirés en espèces sous l'autorité de DGS entre 2000 et 2007. Fin 2007, Denis Gautier-Sauvagnac avait conclu un accord avec l'UIMM sur la prise en charge des conséquences fiscales de cette affaire. Or, en ne divulguant pas les noms des bénéficiaires des fonds retirés en liquide, DGS pourrait être considéré comme l'ultime bénéficiaire et faire ainsi l'objet d'un redressement fiscal sur l'ensemble des fonds.

2,6 Millions d'euros pour le départ de DGS
 
Du côté de l'UIMM, on tente désormais de jouer la transparence. Son trésorier, Jean-Jacques Leguay, a révélé aujourd'hui les conditions de départ de DGS. Ce dernier a bénéficié d'un « préavis de 12 mois, dont une partie devait être exécutée jusqu'à fin mars », d'une « mise à la retraite obligatoire pour 300.000 euros » et d'une « indemnité transactionnelle de 1,5 million d'euros ». Avec les charges sociales, la facture s'élève « à 2,6 millions d'euros en 2007 », a complété l'actuel président de l'UIMM, Frédéric Saint-Geours, en rappelant que l'indemnité serait réexaminée. DGS « sera obligé de rendre de l'argent de façon significative » a-t-il ajouté.
 
Par ailleurs, l'UIMM a indiqué, aujourd'hui toujours, que sa « caisse de secours mutuel », créée en 1972 et baptisée EPIM, avait profité à « deux ou trois entreprises en 2007 », à hauteur de 574 000 euros. Sans préciser l'identité des sociétés « aidées » qui ont traversé des conflits sociaux l'an dernier. Pour Frédéric Saint-Geours, « il s'agit d'une caisse de secours comme il en existe dans beaucoup d'organisations syndicales. En 2007, 153 entreprises ont cotisé à l'Epim pour un montant de 675.000 euros. »
 
Matthieu Maury

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