L’UE prolonge son enquête sur le cartel des cimentiers
Par Barbara Leblanc - Publié le
Suite à son expertise préliminaire, Bruxelles ouvre une enquête à l’encontre de plusieurs producteurs de ciment pour soupçon de cartel. Parmi eux, le groupe français Lafarge, qui n’en est pas à sa première affaire de ce type.
Le groupe Lafarge se trouve à nouveau au cœur d’une enquête de la Commission européenne pour cartel. Après avoir été sanctionné en 1994, puis en 2002, le groupe français a reconnu le 10 décembre faire partie des groupes industriels visés par l’enquête de Bruxelles.
La Commission européenne soupçonne en effet plusieurs producteurs de ciment, originaires de différents pays (France, Allemagne, Pays-Bas, Luxembourg, Autriche entre autres) de s’être entendus sur les prix et marchés du ciment, et d’avoir émis des restrictions aux importations et exportations. Outre Lafarge, les groupes Holcim, Cemex et HeidelbergCement ont reconnu être concernés par l’enquête.
La décision de Bruxelles fait suite aux deux perquisitions engagées dans le cadre de son examen préliminaire, l’une s’étant déroulée en novembre 2008 sur certains sites de Lafarge, Holcim, Dyckerhoff, Ciment Français, Holcim ou Cemex. Pour autant, l’ouverture de l’enquête ne signifie en rien que « la Commission dispose de preuves concluantes, mais simplement qu’elle traite le dossier en priorité ».

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