L'ORÉAL ACCÉLÈRE LA CULTURE DE SES PEAUX
Par ADRIEN CAHUZAC - Publié le | L'Usine Nouvelle n° 3236
© L'ORÉAL
« Bientôt, nous saurons nous affranchir totalement des essais cliniques », affirme Laurent Attal, le directeur général de la recherche et innovation de L'Oréal. Avec son centre lyonnais baptisé Episkin, le géant de la cosmétique entre dans l'ère de « l'évaluation prédictive ». La reconstitution de tissus biologiques, dont Episkin est devenu le premier fabricant mondial, combiné entre autres à de nouveaux outils de modélisation moléculaire. Le laboratoire assure parvenir à prédire les effets d'un ingrédient ou d'un produit, en limitant au maximum le nombre d'essais cliniques. Son secret ? Quelque 130 000 unités de 1 cm2 environ seront développées au centre Episkin chaque année, nécessitant entre quinze et trente jours de « mise en culture ». Les matières premières sont issues de déchets opératoires de chirurgie plastique et abdominale. Ces précieuses peaux, dont 30 % sont vendus à des tiers, permettent de tester différents produits et ingrédients de maquillage, crèmes et autres lotions. Pour Laurent Attal, « le laboratoire va permettre aussi de réduire les délais de mise sur le marché des produits par une sélection plus rapide et plus efficace d'actifs ». Le centre lyonnais de 56 personnes a bénéficié d'un investissement de 16 millions d'euros, dont 9 millions en 2010.

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