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L'option Open source

Publié le | L'Usine Nouvelle n° 2892

Pour lutter contre les spams et virus, le distributeur de produits surgelés fait confiance au logiciel libre.





Chez le groupe Picard (650 mil-lions d'euros de chiffre d'affaires ; 2 800 employés), le problème du spam a été résolu de longue date grâce à une solution Open Source. « Nous avons mis en place un filtre antispams dès avril 1999. Nous avions besoin d'un antivirus et IdealX, notre prestataire de services qui gérait déjà notre messagerie, nous a proposé Secure-MX, une solution globale de sécurisation qui protège à la fois contre les virus et le spam », se souvient Jean-Michel Colas, responsable informatique chez Picard Surgelés.



A l'époque, le spam est déjà présent dans l'entreprise. « En tant que Postmaster (la personne qui gère l'accès internet et la messagerie, NDLR), je m'en rendais compte quand un employé quittait l'entreprise et qu'il fallait rediriger ses messages vers son remplaçant », explique-t-il. La décision est donc prise d'activer le module antispams de Secure MX.



« L'installation du logiciel sur un serveur en amont de la messagerie était intégrée dans une prestation de services plus large qui nous a coûté "deux jours hommes". Nous avons ensuite effectué nos propres réglages pour optimiser le filtrage. En deux à trois jours, le système a été opérationnel », se souvient Jean- Michel Colas, alors qu'il faut compter huit à dix jours en moyenne pour une installation complète.



Aujourd'hui, Secure MX protège 355 comptes de messagerie sur sept sites. Comme ses concurrents commerciaux, le logiciel utilise des listes de spammers présumés pour rejeter les mails indésirables. « Cela nous pose un problème avec un fournisseur dont la messagerie a été détournée. Les mails qu'il nous envoie sont rejetés. Nous le lui avons signalé mais il ne s'en inquiète pas pour l'instant », signale Jean-Michel Colas.



Le système utilise également un module d'analyse du contenu des mails. « Chaque jour, environ 200 spams sont mis en quarantaine parmi lesquels 2 à 3 sont des mails légitimes que je réexpédie à leur destinataire. Il me faut environ quinze minutes pour faire ces vérifications. C'est très rapide », indique Jean-Michel Colas. Pour plus d'efficacité, un module d'analyse bayesienne tient compte des erreurs signalés par l'administrateur pour améliorer ses évaluations.



Selon Jean-Michel Colas, ici aussi, le modèle des logiciels libres est très intéressant. « Le système est fiable. Peu onéreux à l'installation, il ne nécessite pas de maintenance et quasiment pas d'administration », assure-t-il. Un élément clé pour le groupe car il était hors de question d'employer quelqu'un à temps plein pour régler le problème du spam.



















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