
L'offshore, futur grand marché européen
Le 14 avril 2011 à 00h 00 par PAR LUDOVIC DUPIN
Mots clés :
Eolien
Extrait sur 5726 caractères :
De 200 à 300 milliards d'euros d'ici à 2030. Selon l'association européenne de l'énergie éolienne, c'est le montant des investissements nécessaires pour répondre aux ambitieux objectifs fixés par les pays européens engagés dans le développement de l'éolien offshore. Sans jouer sur les mots, on pourrait dire que cette énergie a le vent en poupe. La preuve : à ce jour, le Vieux Continent compte un peu moins de 3 GW installés, pour 1 139 éoliennes en service. Mais, rien qu'en 2010, 308 aérogénérateurs nouveaux ont été installés, pour une puissance de 883 MW. Ce qui représente une croissance de 51 % par rapport à 2009.
Les champions en la matière sont le Royaume-Uni et le Danemark. À eux deux, ces pays possèdent 75 % de la puissance installée. Le royaume danois s'est engagé le premier dans l'éolien offshore, dès les années 90. En 2003, les Britanniques lui ont emboîté le pas en lançant les premiers projets de parcs. Aujourd'hui, ils disposent de 1,3 GW de puissance offshore. Le gouvernement britannique souhaite passer la vitesse supérieure et vise un objectif de 33 GW supplémentaires d'ici à 2020. « Ce qui est intéressant dans l'exemple britannique, c'est l'effet d'échelle. Avec de tels objectifs, une industrie de l'éolien offshore est possible », s'enthousiasme Henri Ducré, directeur de la branche Énergie France chez GDF Suez .
Le gigantisme du marché britannique (lire l'article page 28) fait rêver les industriels de ce côté-ci de la Manche. Après des années d'atermoiements, la France va enfin se doter de ses premières éoliennes offshore. Dans les jours qui viennent, le gouvernement va publier les conditions de l'appel...
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