L’offre de reprise pour l’abattoir Doux de Graincourt abandonnée

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[ACTUALISE] - Selon plusieurs sources concordantes, l’offre qui devait être soutenue par des capitaux iraniens ne sera finalement pas déposée au tribunal de commerce de Quimper.

L’offre était portée par le maire de la ville d’Offin, Roger Houzel, qui est aussi entrepreneur. Il souhaitait créer une société française soutenue par des capitaux iraniens. Cette offre aurait permis de conserver les 254 emplois du site.

Mais selon l'AFP Fabrice Anot, délégué CGT du site de Graincourt (Pas-de-Calais), Roger Houzel a annoncé que les Iraniens ne déposeraient pas de dossier. "Il a dit que Charles Doux lui a donné des faux bilans comptables, qu'il y avait le petit problème de l'embargo, même s'il aurait pu être levé parce que c'est de l'aliment, et n'a pas trouvé une banque française qui veuille travailler avec une banque iranienne", affirme le responsable syndical.

Il ajoute que les informations sur l’abandon du canal Seine Nord intervenaient en partie dans la justification de l’abandon de l’offre.

Le représentant syndical compte un peu aussi sur un "petit rebondissement". Doit en effet possiblement  se rendre sur le site ce vendredi après-midi un ressortissant Luxembourgeois qui opère pour le compte d'investisseurs ukrainiens.

Le site de Graincourt  fait partie du pôle frais placé en liquidation judiciaire le 1er août avec poursuite d’activité jusqu’au 10 septembre.
Cinq autres groupes ont affirmé leur intérêt pour une reprise partielle de certains sites du groupe.

Droit de réponse de Monsieur Roger Houzel, maire d'Offin

"Contrairement à ce que laisse supposer le début de l'article publié le 31 août 2012, et bien que je sois entrepreneur moi-même, je n'ai jamais eu l'intention d'être l'un des actionnaires de la société nouvelle qui devait être constituée pour porter le projet de reprise. S'il est exact qu'il était envisagé de créer une nouvelle société ayant son siège social en France pour y loger la reprise des actifs de l'usine de Graincourt, il n'a jamais été question pour moi d'entrer dans son capital. En revanche, j'ai œuvré activement, et de manière totalement désintéressée pour essayer de trouver, avec l'aide des pouvoirs publics - et en particulier avec celle du Préfet du Nord-Pas-de-Calais - un moyen de sauver les 254 emplois du site de Graincourt en présentant l'usine et le savoir-faire de ses salariés à des industriels et des investisseurs iraniens et franco-iraniens. D'autre part, contrairement à ce qu'affirme M. Fabrice Anot dans les propos qui lui sont attribués par l'AFP, je ne lui ai jamais dit que "Charles Doux m'avait donné de faux bilans comptables". Ces propos sont inexacts. Le Groupe Doux nous a bien communiqué des informations comptables certifiées lesquelles ne couvraient pas spécifiquement l'usine de Graincourt qui ne disposait pas, en revanche, d'une comptabilité analytique propre. C'est cette absence de comptabilité analytique qui a rendu très difficile l'établissement d'un prévisionnel sérieux par le cabinet comptable que nous avions mandaté pour que les repreneurs potentiels puissent présenter une offre de reprise cohérente et viable au Tribunal de Quimper."

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