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L'iPad attaqué sur tous les fronts

Par Christophe Dutheil - Publié le
iPad
© Waferbaby - Flickr - C.C.

Acer, Lenovo, Samsung, Sony, Toshiba... À l'aube du salon IFA de Berlin, plusieurs constructeurs viennent cette année encore de lever le voile sur de nouvelles tablettes tactiles censées faire un peu d'ombre à l'iPad d'Apple. Leurs ardoises se segmentent en deux camps : les modèles d'entrée de gamme les moins chers, et le très haut de gamme, toujours jugé prohibitif.

Les portes de l'IFA, le grand salon de l'électronique grand public de Berlin, viennent de s'ouvrir. Apple est une fois de plus absent. Physiquement. Mais le succès de sa tablette iPad, dont il vient encore d'écouler 9,25 millions d'exemplaires au deuxième trimestre, constitue une source d'inspiration indéniable pour les nombreux constructeurs présents.

Comme l'an dernier, leurs nouvelles tablettes sous Android fleurissent. Et elles ont cette année gagné en maturité, en ciblant des segments de marché encore inexplorés par la marque à la pomme.

Berlin est le bon endroit pour présenter des alternatives à l'iPad, si l'on considère les conclusions d'une récente étude en anglais publiée par Forrester, intitulée "Apple Dominates The European Tablet Market, But There’s Room For Competition."

D'après cet institut, 30% des ventes de tablettes se feront cette année sur le Vieux continent, où il reste davantage de places à prendre sur le marché : Apple ne dispose que de peu de magasins en Europe, avec 52 "Apple Stores" (30 au Royaume-Uni), contre 232 aux États-Unis.

À condition que les constructeurs baissent leurs prix : à l'appui de ses entretiens avec des détaillants, le cabinet estime que le "juste" prix se situerait entre 150 et 300 euros, contre 400 euros en moyenne aujourd'hui.

Le grand écart sur les tarifs

Le chinois Lenovo, l'un des premiers à abattre ses cartes avant l'IFA, semble avoir compris le message. Avec sa nouvelle tablette sous Android, baptisée IdeaPad A1, il compte attaquer le marché par le bas. Doté d'un écran tactile de 7 pouces de diamètre et de 8 gigaoctets d'espace de stockage, son nouvel opus sera proposé à partir de 199 dollars en Europe (134 euros).

Acer n'est pas bien loin, avec une nouvelle tablette Android de 7 pouces (Acer Iconia Tab A100), facturée 299 dollars.

À l'opposé, Sony ne cherche pas à concurrencer Apple sur le prix mais il met l'accent sur l'innovation. "Sony n'est pas un copieur", observe Sarah Rotman Epps, analyste de Forrester, sur son blog. Le conglomérat japonais vient d'accoucher de deux ardoises tactiles, sobrement baptisées Sony Tablet S et Sony Tablet P.

Elles sont dotées de fonctionnalités différenciantes par rapport à la plupart de leurs concurrentes du moment : démarrage rapide de certaines applications ("quick view/quick touch"), support de la norme de communication entre les appareils DLNA (Digital Living Network Alliance), abonnement gratuit de six mois à la plate-forme multimédia Sony Entertainment Network...

Reste qu'elles seront proposées à un tarif proche de celui de l'iPad (499 dollars). Ce qui risque de conduire Sony droit dans le mur, selon Sarah Rotman Epps. L'analyste rappelle que Motorola et HP ont échoué avec des modèles économiques quasi-identiques.

Sony devra en outre rivaliser, avec bien d'autres acteurs, comme Toshiba et Samsung. Le premier vient de lever la voile sur une nouvelle tablette sous Android Toshiba Excite AT200 ultra-fine (7,7 millimètres d’épaisseur) et particulièrement légère (558 grammes).

Quant au second, il vient, malgré ses déboires juridiques avec Apple, de dévoiler le successeur de sa Galaxy Tab, la Galaxy Tab 7.7. Cette nouvelle ardoise, dont le prix n'a pas encore été dévoilé, se distinguera principalement de son aînée par un écran "Super AMOLED Plus" de 7,7 pouces de diamètre, offrant une "forte" résolution de 1280x800 pixels. La guerre est encore loin d'être terminée.

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