Après une chute record de -24 % en 2009, les investissements industriels doivent encore reculer de 5 % l’an prochain.
Rien n’y fait. Malgré l’amélioration de la conjoncture, les industriels envisagent encore de réduire leurs dépenses d’investissement. Selon l’enquête trimestrielle de l’Insee, les investissements devraient reculer de 24 % dans l’industrie manufacturière en 2009. Les chefs d’entreprises anticipaient une baisse de -23 % en juillet, lors de la précédente.
Plus grave : l’investissement ne devrait pas reprendre en 2010. Les industriels prévoient l’année prochaine un nouveau recul de - 5 % pour le secteur manufacturier et de -3 % pour l’ensemble de l’industriel de leurs dépenses d’investissement. C’est dans le secteur des biens intermédiaires que la baisse devrait être la plus forte avec -11 % anticipé en 2010 après une chute historique de -33 % en 2009.
Pourtant les perspectives d’activité se sont améliorées. Au troisième trimestre, la production industrielle a progressé de +3,3 %. Mais pas assez pour inciter les entreprises à se lancer dans de grands projets. Car les usines tournent toujours au ralenti. Le taux d’utilisation des capacités de production s’est redressé en octobre à 72 %, selon la Banque de France. Mais il reste loin de sa moyenne de longue période, autour de 82 %. Résultat : plus de la moitié des investissements anticipés par les chefs d’entreprises concernent le renouvellement ou la modernisation du parc de machines existant seulement.

Un coup dur pour les fabricants de biens d’équipement. Selon le Symop, qui regroupe les producteurs de biens de production français, les commandes de machines en septembre ont reculé de 49 % par rapport à septembre 2008. « Après une légère amélioration observée en juillet, la demande s’est stabilisée à un niveau très bas, dans l’attente d’une amélioration visible de l’économie », souligne le syndicat professionnel.
Mais surtout, la chute de l’investissement des entreprises industrielles - qui représente 30 % de l’ensemble de l’investissement productif - jette le doute sur la solidité de la reprise économique en cours. Car faute d’investissements, la croissance française ne dispose plus que de deux moteurs : la consommation des ménages et le commerce extérieur. Or les deux sont fragiles. Pas forcément suffisant pour atteindre les 1,5 % de hausse du PIB attendus par François Fillon en 2010.
reculer de 5 % l’an prochain.
Rien n’y fait. Malgré l’amélioration de la conjoncture, les industriels envisagent encore de réduire leurs dépenses d’investissement. Selon l’enquête trimestrielle de l’Insee, les investissements devraient reculer de 24 % dans l’industrie manufacturière en 2009. Les chefs d’entreprises anticipaient une baisse de -23 % en juillet, lors de la précédente.
Plus grave : l’investissement ne devrait pas reprendre en 2010. Les industriels prévoient l’année prochaine un nouveau recul de - 5 % pour le secteur manufacturier et de -3 % pour l’ensemble de l’industriel de leurs dépenses d’investissement. C’est dans le secteur des biens intermédiaires que la baisse devrait être la plus forte avec -11 % anticipé en 2010 après une chute historique de -33 % en 2009.
Pourtant les perspectives d’activité se sont améliorées. Au troisième trimestre, la production industrielle a progressé de +3,3 %. Mais pas assez pour inciter les entreprises à se lancer dans de grands projets. Car les usines tournent toujours au ralenti. Le taux d’utilisation des capacités de production s’est redressé en octobre à 72 %, selon la Banque de France. Mais il reste loin de sa moyenne de longue période, autour de 82 %. Résultat : plus de la moitié des investissements anticipés par les chefs d’entreprises concernent le renouvellement ou la modernisation du parc de machines existant seulement.
Un coup dur pour les fabricants de biens d’équipement. Selon le Symop, qui regroupe les producteurs de biens de production français, les commandes de machines en septembre ont reculé de 49 % par rapport à septembre 2008. « Après une légère amélioration observée en juillet, la demande s’est stabilisée à un niveau très bas, dans l’attente d’une amélioration visible de l’économie », souligne le syndicat professionnel.
Mais surtout, la chute de l’investissement des entreprises industrielles - qui représente 30 % de l’ensemble de l’investissement productif - jette le doute sur la solidité de la reprise économique en cours. Car faute d’investissements, la croissance française ne dispose plus que de deux moteurs : la consommation des ménages et le commerce extérieur. Or les deux sont fragiles. Pas forcément suffisant pour atteindre les 1,5 % de hausse du PIB attendus par François Fillon en 2010.


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