L'inflation fléchit un peu en avril à 3%14/05/2008
Les prix à la consommation ont augmenté de 0,3% au mois dernier contre 0,8% entre février et mars. Un niveau d'inflation qui reste cependant élevé.
Pas de grandes évolutions sur le front de l'inflation, les prix continuent de grimper légèrement. Selon les derniers chiffres publiés ce matin par l'Insee, les prix à la consommation en France ont augmenté de 0,3% en avril après 0,8% en mars, soit une hausse de 3 % en un an, contre 3,1% (chiffre révisé à la baisse) au mois précédent. "Une très légère accalmie mais qui ne change pas la tendance de fond : il y a des tensions inflationnistes en France", résume l'économiste Nicolas Bouzou du cabinet Asterès.Cette hausse est imputable à "plusieurs augmentations", explique l'Institut de statistiques, dont "la poursuite du renchérissement des produits pétroliers et des produits alimentaires hors produits frais, l'accroissement des prix des autres services et de ceux des transports et communications et la hausse saisonnière des produits frais." En un an, les prix ont augmenté de 12% dans l'énergie (+1% en avril) et de 5,2% dans l'alimentation (+0,7% en avril). Parallèlement, l'Insee a annoncé ce matin une hausse de 5,3% des prix dans la grande distribution par rapport à avril 2007, un niveau sans précédent depuis novembre 2001 quand ils avaient augmenté de 5,4% sur un an. Au fil des mois, les mêmes causes provoquent donc les mêmes effets : " les tensions sur les marchés des matières premières expliquent près des deux tiers de l'inflation française", précise Nicolas Bouzou, pour qui "il va donc falloir s'habituer à vivre encore plusieurs trimestres avec une inflation comprise entre 2,5% et 3,5%". Les rares replis enregistrés par rapport au mois de mars concernent les autres produits manufacturés (0,1% en avril mais +6,2% en un an) et les produits de la santé. Ces derniers reculent de 0,2% en avril et de 1,1% en glissement annuel. Pourtant, l'inflation sous-jacente (hors éléments volatils) à 2% "reste à un niveau tolérable, note Alexander Law, économiste chez Xerfi. A long-terme, c'est plutôt une bonne nouvelle, car cela signifie qu'il n'y a pas d'effets de second tour en France, à savoir une propagation de la flambée des prix de l'alimentaire ou de l'énergie sur les autres postes de consommation." Un élément qui, selon l'économiste, permet d'anticiper une accalmie sur le front de l'inflation d'ici à l'été prochain. Carmela Riposa A lire aussi : L'inflation à 3,2% enclenche une hausse du smic à 2,3%, 15/04/2008 |
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