L’industrie, grande absente du programme d’Eva Joly
Par Adrien Cahuzac - Publié le
La candidate d’Europe Ecologie-Les Verts a présenté le 11 février un programme très axé sur l’écologie et le développement durable, où les sujets liés à la compétitivité industrielle de la France (Tva sociale, coût du travail…) sont très peu présents…
Les problèmes de compétitivité de l’industrie française ? La faiblesse de nos exportations ? La TVA sociale ? Le coût du travail en France par rapport à nos voisins européens ? Autant de thèmes toujours très peu évoqués dans la campagne d’Eva Joly.
La candidate d’Europe Ecologie-Les Verts pour l’élection présidentielle présentait, le 11 février, à Roubaix, un programme très axé sur l’écologie et le développement durable. Elle s’est cependant emportée contre les multinationales qui préfèrent fermer purement et simplement certains sites industriels plutôt que de les vendre quand il y a un projet de reprise. "Je veux créer un système d’obligation de vente dans certains cas exceptionnels", a-t-elle affirmé, citant les cas de la papeterie M-Real et du fabricant de thés et d’infusions Fralib, où il existe des plans de reprise des usines, mais qui ont été rejetés par les propriétaires.
Fermeture urgente de la centrale de Fessenheim
Parmi les principales mesures inscrites dans son programme, figurent la création d'un million d'emplois notamment par "l'économie verte", une sortie du nucléaire en 20 ans, avec la fermeture "urgente" de la centrale de Fessenheim, la taxe carbone avec "chèque vert" pour les moins favorisés, la création de nouvelles tranches d'imposition (70% au-delà de 500 000 euros annuels), la retraite à 60 ans sans décote, une tarification progressive de l'électricité, l'augmentation de 50% des minima sociaux, ou encore la "traque" de la délinquance financière.
Côté financement, la candidate projette "47 milliards de recettes nouvelles" par la fiscalité en récupérant notamment "toutes les fiscalités anti-écologiques comme l'exonération de TVA sur les pesticides", en mettant en place un "impôt plancher pour les multinationales" ou en "frappant de l'impôt sur le revenu les gains du capital".
Eva Joly a par ailleurs tenu à rassurer les 1 700 salariés de la centrale nucléaire de Gravelines (Nord), toute proche. "La centrale ne s’arrêtera pas du jour au lendemain. Nous aurons besoin de vous pour la démonter et mettre en place des solutions alternatives", a-t-elle précisé.

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