L’industrie du luxe ne connait pas la crise, mais s’y prépare !
Par Astrid Gouzik - Publié le
Le PDG de Louis Vuitton a assuré que les ventes n’étaient pas affectées par la situation économique mondiale, lors de l’ouverture d’un nouveau magasin à Sydney.
Une crise des Etats, pas des particuliers ! C’est ce qu’a expliqué Yves Carcelle, serein, le 2 décembre. Preuve à l’appui : la demande pour les produits de la griffe de luxe a augmenté.
"On a vraiment l'impression aujourd'hui que les clients se disent ‘oh je ne sais pas de quoi sera fait demain. Hey, si je vois une belle paire de chaussures, un beau sac, un beau costume ou une belle robe, ça ne changera pas grand chose à mon avenir’", a-t-il expliqué.
Par ailleurs, il a rappelé que la stratégie de la marque ne s’inscrivait pas dans le court-terme. "Il est évident que les dettes accumulées par nos pays se traduiront un jour ou l'autre par une hausse des impôts. Mais c'est pour plus tard. Profitons du présent", a ajouté Yves Carcelle.
Gucci, prêt à sortir le plan B
Même constat du côté de Gucci. Patrizio di Marco, son PDG, explique ne pas ressentir les effets de la crise, dans une interview au Figaro. "Nous n'observons pas de ralentissement de notre croissance à ce jour. Mais nous sommes attentifs à un certain nombre de facteurs liés à la crise".
Le groupe est donc paré à affronter les impacts du "déficit américain et de la notation de la France". Pour cela, il a préparé un plan B : "nous réduirions alors les coûts en décalant certaines dépenses, comme celles prévues pour des travaux d'embellissement de nos boutiques. En revanche, nous garderions notre programme d'ouverture de magasins. Nous ferions également des choix de priorité sur nos embauches".

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