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L'industrie des pneumatiques s'organise face à la flambée

16/05/2008
L'industrie des pneumatiques - et de l'automobile - est frappée de plein fouet par la flambée des cours du pétrole et du minerai de fer. Un pneu est en effet constitué à près de 60% par des produits dérivés du pétrole, parmi lesquels figurent le caoutchouc synthétique. Tour de piste des différentes solutions mises en place par les grands du secteur.

Augmenter ses prix de vente. Fin avril, Michelin a annoncé que les prix de ses lignes de pneus génie civil et engins industriels augmenteraient jusqu'à 8% en Amérique du Nord d'ici juillet.

S'allier. Concurrent de Michelin, le numéro un japonais des pneus, Bridgestone a notifié vendredi 16 mai la formation d'une alliance stratégique avec son compatriote et concurrent Toyo Tire & Rubber, justement pour faire face à l'accélération des cours des matières premières et mieux faire face à la concurrence.
Toyo fera profiter à Bridgestone de ses pépites technologiques, tandis que Bridgestone, de loin le plus gros des deux, permettra de peser pour négocier l'approvisionnement en matières premières et équipements, ou pour la distribution de leurs pneus à l'échelle mondiale. Les deux nouvelles alliées projettent aussi de se confier réciproquement la confection de certains produits pour faire des économies d'échelle et réduire la logistique.

Traduction capitalistique de cette alliance industrielle, Bridgestone va devenir actionnaire de Toyo à hauteur de 8,72% par l'émission de 20 millions de nouveaux titres réservés, ce qui correspond à une augmentation de capital de Toyo d'environ 50 millions d'euros. Parallèlement, Bridgestone va céder à ce dernier 3,9 millions d'actions du groupe (soit 0,48% de son capital).

Investir dans les pays émergents. Michel Rollier, gérant associé commandité de Michelin, a déclaré de son côté que son entreprise devait se battre ardemment pour conserver ses parts de marché. "Nous ne pouvons pas ignorer la concurrence exercée par les acteurs venus des pays émergents, ces acteurs enregistrent une croissance très forte. Michelin doit conserver son leadership et investira dans ces pays au cours des prochaines années, notamment dans les pays de l'Asean", a-t-il déclaré.

Ana Lutzky

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Louis Gallois élu au conseil de surveillance de Michelin

Lors de l'assemblée générale du groupe ce vendredi 16 mai, le président exécutif d'EADS Louis Gallois a été élu parmi les huit membres du conseil de surveillance. Autre nouvelle élue : Barbara Dalibard, membre du Comité de direction générale de France Télécom et PDG de Equant.
A Clermont-Ferrand ou se tenait l'assemblée générale, Jean-Dominique Senard, gérant et directeur financier, a réaffirmé les estimations du groupe présentées le 28 avril lors de la publication du chiffre d'affaires trimestriel. En d'autres termes, un résultat opérationnel en berne « proche » celui de 2007, du fait du surcoût des matières premières de 600 millions d'euros.






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