Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

L'industrie chinoise défie LG et Samsung dans les écrans Oled

Ridha Loukil , ,

Publié le

Après avoir conquis les écrans LCD, les industriels chinois partent à l’assaut des afficheurs Oled. Selon Digitimes Research, ils investissent à tour de bras pour multiplier par près de 30 leur capacité de production d’ici 2020. De quoi briser le monopole des coréens LG Display et Samsung Display.

L'industrie chinoise défie LG et Samsung dans les écrans Oled
Usine d'écrans LCD de BOE Technology en Chine
© BOE Technology

La Chine, qui a réussi à se hisser ces dernières années comme une force majeure dans les écrans LCD, ne veut pas en rester là. Elle se lance dans l’étape d’après: la conquête des écrans Oled, enjeu d’une bataille mondiale entre fabricants coréens, japonais et taiwanais. Selon Digitimes, pas moins de sept fabricants chinois sont à l’offensive : BOE Technology, Tianma Micro-electronics, Visionox, EverDisplay Optronics, China Star Optoelectronics Technolgy, Truly Opto-Electronics et Royole. Ils investissement à tour de bras avec l’objectif de porter leur capacité de production de 272 000 de mètres carrés en 2016 à près de 7,9 millions de mètres carrés en 2020, soit une multiplication par près de 30 en 4 ans.

BOE Technology, chef de file de l'offensive chinoise

Aujourd’hui, les écrans Oled restent le monopole des coréens LG Display et Samsung Display. Le premier domine les grands écrans pour la télévision et le second les petits écrans pour smartphones. Face à l’envolée annoncée de la demande dans les mobiles, ils sont, eux aussi, engagés dans des investissements visant à faire passer leur capacité de production de 4,9 millions de mètres carrés en 2016 à 15,1 mètres carrés en 2020. De quoi conserver leur domination même s’ils devront perdre le monopole et partager le marché avec de nouveaux fournisseurs.

Chef de file de l’offensive chinoise, BOE Technology, aujourd’hui 3 e dans les écrans LCD selon IHS, derrière LG Display et Samsung Display, a décidé de ne plus investir dans la technologie LCD. Au lieu de cela, il préfère mettre le paquet sur la technologie Oled. Il est en train de construire à Chengdu une usine d’écrans Oled de 6,6 milliards de dollars. La production va commencer avec des écrans rigides pour smartphones en 2017 avant de s’étendre à des écrans souples en 2019. De son coté, EverDisplay Optronics construit à Shanghai une usine d’écrans Oled souples de 3,8 milliards de dollars. La mise en service est programmée en 2018. Quant à China Star Optoelectronics Technology, il est en train de convertir l’une de ses usines d’écrans LCD à Shenzhen à la technologie Oled.

Avance technologique dans les écrans souples

LG Display et Samsung Display restent néanmoins confiants, convaincus que leur avance technologique dans les écrans Oled souples va leur assurer leur domination du marché pendant au moins les cinq prochaines années. Les Chinois auront accomplis de gros progrès en production, mais pas sur l'ensemble de la chaine de valeur des écrans Oled. Dans les équipements et les matériaux nécessaires à la fabrication, ils dépendent toujours de fournisseurs au Japon, en Corée du Sud et en Europe. Leur victoire ne sera donc que modeste. Ils ne sont pas les seuls à s’attaquer au monopole des deux Coréens. Les japonais Sharp et Japan Display sont en train d’investir chacun 2 milliards de dollars pour passer à la production d’écrans Oled pour smartphones en 2018. Les taïwanais Innolux et Au Optronics sont également de la partie.

Tous ont le regard braqué sur Apple, qui devrait lancer cette année son premier modèle d’iPhone à écran Oled avant de généraliser la technologie à l’ensemble de ses smartphones en 2018. Pour la modèle prévu en 2017, la firme à la pomme n’a pas de choix. Il est contraint de se fournir auprès de Samsung Display, la société sœur de son grand rival dans les mobiles, Samsung Electronics. Mais pour les générations d’après, le champ reste ouvert. Si les Chinois visent à fournir plutôt les marques locales de mobiles comme Huawei, Oppo ou Vivo, qui signent déjà près d’un smartphone sur deux vendus dans le monde, l’objet de la course des japonais et taïwanais est de rester dans la chaine d’approvisionnement d’Apple. Pour eux, c’est presque une question de survie.

Réagir à cet article

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus