Emmanuel Rodriguez, membre du comité directeur de l'Union des industries utilisatrices d'énergie (Uniden), a les yeux tournés vers la conférence environnementale des 14 et 15 septembre. Il confie ses attentes à L'Usine Nouvelle.
L’Usine Nouvelle - Quel message espérez-vous voir émerger de la conférence environnementale ?
Emmanuel Rodriguez - Sur les cinq tables rondes qui auront lieu pendant la conférence, nous sommes focalisés sur celle concernant la transition énergétique. Nous souhaitons qu’elle donne des objectifs de travail pour réussir la transition énergétique sans sacrifier la compétitivité des industriels, en particulier des entreprises énergie-intensives. Il faut définir une nouvelle politique énergétique au service de ces sociétés. Pour cela, il faut se forcer à avoir une vision complète des coûts de l’énergie et pas seulement de l’électron et de la molécule. Alors, nous verrons que la France est moins compétitive pour les grands industriels que ses voisins.
Et comment atteindre ce pragmatisme industriel ?
L’idée sous-jacente est qu’il ne faut pas dire "tout nucléaire", "tout renouvelable" ou "tout thermique". Le mix énergétique doit être une résultante pas un pré-supposé. Le mix énergétique futur de la France doit être une conséquence des discussions et pas une base au déba
Comment espérez-vous voir le débat sur la transition s’organiser à la suite de la conférence environnementale ?
Pour ce qui est du fond, le point principal pour nous est que les débats s’organisent avec l’idée permanente de mettre l’énergie au service de la compétitivité des entreprises. En ce sens, nous souhaitons que la mission sur la compétitivité des entreprises, commandée par le gouvernement à Louis Gallois soit utilisée pour éclairer les travaux. Pour la forme, il ne faut pas se contenter de séries de consultations mais il faut mener de vrais échanges quitte à ce qu’ils soient vifs.









