Mitt Romney, le candidat républicain à la présidence des Etats-Unis, a dévoilé jeudi 23 août son programme énergétique. Il veut que l’Amérique du Nord soit indépendante sur le plan énergétique d’ici 2020.
"Notre région est celle qui à la croissance la plus forte au monde dans la production de pétrole et de gaz", a-t-il justifié lors d’un meeting à Hobbs, au Nouveau-Mexique.
Son plan se décline en trois grands axes : l’ouverture de nouvelles zones pour la prospection de pétrole, à commencer par les zones côtières de la Virginie et des deux Caroline du nord et du sud ; le laissez-faire du pouvoir fédéral envers les Etats pour l’attribution de permis d’exploitation, dans le but d’accroître rapidement les capacités de forage ; renforcer les partenariats énergétiques avec le Canada et le Mexique avec la construction d’un pipeline transaméricain, comme le Keystone XL Pipeline, pour acheminer les ressources.
Cette ambition d’indépendance énergétique, la plupart des candidats ou présidents républicains américains l’ont promise, mais tous ont échoué à la concrétiser. Le chiffre impressionnant de 8 millions de barils de pétrole brut par jour importés par les Etats-Unis (6 fois plus que la France) démontre à lui seul l’ampleur d’un tel dessein pour la première puissance économique mondiale.
"Toutes les mesures que je prendrais si je suis élu permettront aux Etats-Unis, d’ici 2020, de produire entre 23 et 28 millions de barils de brut par jour, et nous n’aurons plus à en acheter auprès du Moyen-Orient, du Venezuela, ou de n’importe où ailleurs", assure Mitt Romney.
Le Canada et le Mexique deviennent (malgré eux ?) les partenaires indissociables du projet d’indépendance énergétique du candidat républicain. Une telle production domestique ne pouvant être assurée qu’en rassemblant les ressources des trois pays frontaliers.
"Donner aux Etats le contrôle des ressources énergétiques sur des millions de mètres carrés de terres fédérales serait un tournant radical vis-à-vis des politiques mises en œuvre depuis des décennies par les présidents à la fois démocrates et républicains depuis la loi imposée par Théodore Roosevelt pour protéger l’environnement", commentent les éditorialistes Eric Lipton et Clifford Krauss, du New York Times.









