VU SUR LE WEB Grâce aux imprimantes 3D, la tendance est à l'auto-production, au produire soi-même. L'investissement est encore conséquent, mais comme toute avancée technologique, l'avantage de la fabrication maison peut aussi être détourné à des fins moins honnêtes. Pour preuve, cette démonstration rapportée par ce journaliste de Forbes, spécialisé en sécurité et en piratage.
Durant une conférence consacrée au piratage à New York, Andy Greenberg a vu comment un consultant en sécurité, surnommé "Ray", a fabriqué lui-même des clés pouvant ouvrir les modèles de menottes les plus courants. Le plus difficile est peut-être de se procurer une clé originale – en l'occurrence sur e-bay – avant la phase de production.
"Il a mesuré le modèle avec précision à l'aide d'un pied à coulisse. Puis il a recréé le modèle en CAO (conception assistée par ordinateur) qu'il a utilisé pour reproduire la clé en plusieurs exemplaires, à la fois en plexiglass découpé au laser et en plastique ABS produit avec une imprimante 3D Repman."
Le but de la démonstration n'était pas d'apprendre à tout un chacun comment fabriquer une clé de menottes. Il s'agissait de démontrer que le principe d'un modèle unique, pourtant nécessaire pour que n'importe quel policier puisse ouvrir ou fermer les entraves d'un prisonnier arrêté par un autre collègue, était bien la faille du système.
Un problème auquel les deux principaux fabricants de menottes incriminés, Bonowi et Chubb, vont devoir s'atteler. Dans le cas présent, avec l'impression 3D, la maxime "Méfiez-vous des imitations !" prend tout son sens.
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