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« L’important, c’est de fédérer un écosystème »

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Pour Thomas Daubigny, le directeur de la transformation digitale de Bureau Veritas, les tiers de confiance doivent pousser l’utilisation de la blockchain à grande échelle.

« L’important, c’est de fédérer un écosystème »

La blockchain permettrait de passer outre les tiers de confiance comme Bureau Veritas. Votre métier va-t-il disparaître ?

L’essence de la technologie blockchain est de déplacer la garantie apportée par une tierce partie indépendante vers un algorithme. Bureau Veritas étant un tiers de confiance, la technologie a en effet un impact sur notre métier. C’est pour cela que nous avons commencé à lancer des preuves de concept (POC), notamment sur la supply chain du thon avec la start-up Stratumn. Nous voyons davantage la technologie comme une opportunité que comme une menace. La blockchain est un véhicule très performant, ouvert et sécurisé, qui permet de tracer des informations de manière décentralisée. En revanche, ce n’est qu’un véhicule. Il faut toujours s’assurer que les bonnes informations y sont inscrites, sans quoi on en perd tout le bénéfice. Or Bureau Veritas vérifie la pertinence des données techniques.

Où en êtes-vous sur la chaîne d’approvisionnement du thon ?

Nous avons finalisé la preuve de concept en novembre. Nous sommes en discussion avec certains grands acteurs de la chaîne logistique du thon pour l’appliquer. Nous travaillons en parallèle sur d’autres projets : l’un avec une start-up britannique sur la traçabilité des matières premières, un autre comme support à des labels qualité.

Quels bénéfices attendez-vous de la blockchain ?

Nous espérons améliorer l’efficacité des contrôles aux différentes étapes de la chaîne. Si l’on prend l’exemple du thon, une grande partie des processus des parties prenantes (le pêcheur, le transformateur…) est contrôlée. Ces contrôles sont faits par des sociétés comme Bureau Veritas ou par les intermédiaires eux-mêmes. Le problème, c’est que lorsque nous réalisons un contrôle à l’étape trois, par exemple, nous n’avons pas toujours les informations sur les précédentes étapes. La blockchain permettrait aux différents acteurs de la chaîne et à l’organisme tierce partie d’avoir l’historique de tous les contrôles. Les consommateurs auront accès à une partie de ces informations via une application mobile en scannant le QR code de leur boîte de thon, par exemple. Le deuxième aspect qui nous intéresse est l’utilisation de smart contracts [des programmes liés à la blockchain qui exécutent automatiquement des conditions définies au préalable, ndlr]. Ceux-ci permettraient de gagner en rapidité en automatisant le passage d’une étape à une autre, incluant parfois même un acte de paiement.

Et quelles sont ses limites ?

La vraie difficulté, c’est de fédérer un écosystème autour de la blockchain. Pour que la technologie fonctionne, il faut que tous les acteurs de la supply chain jouent le jeu. Quand on met en place une base de données centralisée chez un acteur, celui-ci peut imposer à tous ses partenaires de l’utiliser. Mais le principe de la blockchain est totalement différent. C’est une base de données décentralisée. Il faut que tout le monde y trouve un intérêt pour s’aligner sur la technologie. C’est sur cet aspect que Bureau Veritas a un rôle à jouer. Nous sommes un acteur neutre, en lien avec toutes les parties prenantes, donc nous pouvons pousser la technologie.

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