C’est ce qu’a déclaré le directeur général de l'Association internationale du transport aérien (IATA) à Pékin, mardi 12 juin.
"La Commission européenne a toujours répété qu'elle ne pouvait modifier son dispositif. Mais dès que les transporteurs indiens et chinois ont refusé de s'y plier, elle leur a accordé davantage de temps", a affirmé Tony Tyler au sujet de la taxe carbone sur les émissions polluantes des transports aériens. "Il y a de façon évidente une certaine souplesse. Donc pourquoi ne pas reporter l'ensemble?", s’est-il interrogé.
Le 1er janvier 2012, l’Europe a mis en place une loi obligeant les compagnies opérant dans l'Union européenne, quelle que soit leur nationalité, à payer pour l'équivalent de 15% de leurs émissions de dioxyde de carbone, soit 32 millions de tonnes, pour lutter contre le réchauffement climatique.
Levée de bouclier des compagnies aériennes et pluie de menaces de rétorsion s’en sont suivies. La Chine a même interdit à ses compagnies aériennes de payer la taxe, emboîtant le pas à une mesure similaire prise par la Chambre des représentants américaine.









