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L’horizon s’éclaircit pour JTekt en Côte d’Or

Par Didier Hugue (Bourgogne et Franche-Comté) - Publié le
JTEKT - Site de Chevigny-Saint-Sauveur
JTEKT - Site de Chevigny-Saint-Sauveur

Comme la plupart de ses dix-sept autres sites européens, l’usine de l’équipementier automobile japonais, implantée à Chevigny-Saint-Sauveur, près de Dijon (Côte-d’Or), et spécialisée dans les systèmes de direction à assistance électrique, souffre de la mauvaise conjoncture du secteur automobile.
JTekt Dijon ne compte toutefois ni de nouveau licencier ni encore plus fermer, l’industriel misant sur un retournement de situation à partir de 2013 grâce à un carnet de commandes qui se remplit progressivement.
« Nous devrions retrouver un volume d’activité normal au second semestre 2012, synonyme de plein emploi, et espérons des embauches l’année suivante », indique Bernard Depit, délégué syndical CFE-CGC et secrétaire du comité d’entreprise. « Il faut savoir gré à l’actionnaire de faire face à une réduction temporaire d’activité en limitant au maximum les effets sociaux », souligne Yannick Lacour, porte-parole de la direction de JTEKT Europe.

La crise en 2008 a provoqué localement deux plans successifs de sauvegarde de l’emploi (PSE) touchant déjà 110 personnes, essentiellement par départs négociés. « Nous subissons depuis cette époque une baisse de charge de l’ordre de 30 à 40 % », explique Bernard Depit.
En 2009, le second plan social se révèle de moindre ampleur, car la direction du groupe choisit de conserver dans ses effectifs environ 250 personnes transférées progressivement de l’unité historique du boulevard Voltaire, en centre-ville de Dijon, qui cesse toute production à partir janvier 2011.

Un gros programme de formation

Une précaution dictée par l’arrivée de commandes en provenance de Daimler-Mercedes-Benz (Classes B et A) et de PSA Peugeot-Citroën (remplaçante de la 207), notamment.
Pour occuper son personnel, l’entreprise joue à parité sur le chômage technique et un vaste programme de 90 000 heures de formation axé sur une nouvelle technologie de directions électriques.

La venue du groupe japonais sur Dijon remonte à 2000. Appelé Koyo Seiko à l’époque, il rachète à PSA cette unité, ainsi qu’une autre à Saint-Étienne, et cherche un nouveau lieu d’implantation pour se doter d’un outil industriel plus performant.
Grâce au coup de pouce de la communauté de l’agglomération du Grand Dijon qui offre pour l’euro symbolique, 14 hectares de terrains et les aménage à ses frais moyennant un investissement de 4,57 millions d’euros, il choisit de rester sur place en construisant une nouvelle usine de 23 000 m² sur la commune limitrophe de Chevigny-Saint-Sauveur.
Elle entre en fonctionnement à partir de 2002 et se spécialise dans la technologie des directions électriques, celle du boulevard Voltaire poursuivant parallèlement la fabrication des directions hydrauliques.

À la faveur d’une modification de l’actionnariat, avec l’entrée au capital du groupe Toyota, le groupe nippon change de dénomination au 1er janvier 2006 pour s’appeler JTekt.
JTekt Automotive Dijon/Saint-Étienne (JADS) réalise un chiffre d’affaires de 219 millions d’euros, contre 273 millions en 2010. Elle emploie 733 salariés sur Dijon et 160 à Saint-Étienne, site dédié à la fabrication de composants : pignons, boîtiers, tubes…
De son côté, JTEKT Europe exploite 18 usines et 2 centres de R&D. Elle atteint les 855,5 millions d’euros d’activité avec 7 500 personnes.
Au niveau mondial, le groupe JTEKT (32 500 salariés et 8,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires) possède 49 unités industrielles, 4 centres de R&D et 9 centres techniques.

 


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