GIGNAC LANGUEDOC-ROUSSILLON
Contralco est une PME discrète implantée à Gignac (Hérault). Elle avait misé sur un marché de niche : les éthylotests à usage unique. Bingo ! La niche se transforme en marché de masse. La loi imposera de disposer d'un éthylotest dans tous les véhicules à partir du 1er juillet. En 2011, les 67 salariés de la société, rejoints par 80 intérimaires en périodes de pointe, en ont fabriqué 12 millions d'unités. La PME a réalisé un chiffre d'affaires de 7 millions d'euros, dont 25% à l'export. Cette année, la production sera multipliée par cinq et des embauches sont prévues. Contralco a investi 3 millions d'euros dans de nouveaux équipements pour suivre la montée en cadence des livraisons. En ce moment, 145 personnes travaillent dans l'usine. « L'effectif doit dépasser 200 début juillet, à l'arrivée des nouvelles machines », explique Guillaume Neau, le responsable de la communication. La France compte 36 millions d'automobilistes, mais le marché est bien plus vaste : les éthylotests ne sont valables que deux ans et il est probable que de nombreux conducteurs en acquièrent plusieurs pour en avoir toujours un de disponible. Prévoyante, la PME avait augmenté l'effectif et la cadence de production en décembre 2011, au moment de l'entrée en application du décret obligeant les établissements de nuit qui vendent de l'alcool à mettre des éthylotests à disposition de leurs clients. Le produit qu'elle a conçu est simple à utiliser : un ballon que l'on gonfle et que l'on dégonfle dans un tube rempli de petits cristaux, dont la couleur est altérée en cas de trop forte présence d'alcool. Un produit bien moins cher que les appareils électroniques, dont le coût dépasse les 100 euros. Créée en 1982, Contralco a été reprise en 2006 par Antoine Marin et Éric Condesse.









