L’ex-patron de France Télécom mis en examen pour harcèlement moral

Par  - Publié le
Orange France Telecom
© DR

Didier Lombard avait déclaré quelques heures avant dans une tribune au Monde qu’il n’y avait aucun lien entre les plans sociaux chez Orange et les suicides survenus dans l’entreprise.

Mais le juge Pascal Gand doit l’entendre autrement. En effet, l’ancien patron de France télécom a été mis en examen le 4 juillet pour harcèlement moral dans l'enquête sur la vague de suicides de salariés de France Télécom en 2008 et 2009.

Selon son avocat Me Jean Veil, "Monsieur Didier Lombard a été mis en examen. Il fait l'objet d'un contrôle judiciaire avec un cautionnement de 100.000 euros. Il ne s'est pas expliqué sur le fond du dossier. Il s'est borné à des explications sur le contexte économique, technologique et réglementaire dans lequel évoluait la société France Télécom. Il a notamment évoqué des règles de concurrence particulièrement défavorables que les pouvoirs publics ont imposées à cette entreprise".

D’autres dirigeants de l’époque de l’entreprise de télécoms ont été convoqués. Le groupe lui-même pourrait être mis en examen en tant que personne morale.

Défense

Cette annonce fait suite à la publication dans le Monde d’une tribune de l’ancien patron de France Télécom le 4 juillet. Il déclarait alors qu'"à aucun moment les plans conçus et mis en oeuvre par France Télécom n'ont été dirigés contre les salariés. Bien au contraire, ils étaient destinés à sauver l'entreprise et ses emplois. Je suis conscient que les bouleversements qu'a connus l'entreprise ont pu provoquer des secousses ou des troubles. Mais je conteste avec force que ces plans indispensables à la survie de l'entreprise aient pu être la cause des drames humains cités à l'appui des plaintes".

L’ancien patron du groupe est arrivé à sa tête en 2005 et a dû en partir en mars 2010 fragilisé par une trentaine de suicides de salariés entre janvier 2008 et fin 2009.

Un rapport de l'Inspection du travail mettant en cause la politique de gestion du personnel et une plainte de la fédération Sud-PTT fin 2009 avaient conduit à l'ouverture d'une information judiciaire pour harcèlement moral en avril 2010.

Début avril, dans le cadre de cette enquête, des perquisitions ont été menées au siège parisien de France Télécom-Orange, suivies par des convocations d'anciens dirigeants à compter de ce mercredi.

Imprimer

Partagez l’info :

Partager cet article avec mon réseau profesionnel sur Viadeo linkedin envoyer à un ami

Effectuer une autre recherche

Rechercher

Identifiez-vous