L'Etat apporte sa garantie aux banques pour la réalisation du tram-train
Publié le | L'Usine Nouvelle n° 3152C'est le prochain grand chantier de La Réunion. Lancé par le Conseil régional, le projet de tram-train doit éviter la saturation complète du réseau routier, en reliant le nord et l'ouest de l'île, entre l'aéroport de Sainte-Marie et la ville de Saint-Paul, sur 40 kilomètres, pour un budget global estimé de 1,6 milliard d'euros (voir carte page 40). Il y a urgence : La Réunion comptera 1 million d'habitants en 2020 et près de 500 000 véhicules dès 2012. Le 23 avril dernier, le tribunal administratif de La Réunion a confirmé le caractère d'utilité publique du projet, mais il a annulé l'arrêté préfectoral sur une petite portion du tracé, à cause de l'insuffisance de l'étude technique concernant le passage du tram-train sur une rue longeant une falaise à Saint-Denis. Le début du chantier reste fixé à janvier 2010. Quoi qu'il en soit, le projet vient de recevoir un coup de pouce de l'Etat qui a décidé d'apporter aux établissements bancaires intéressés sa garantie sur les prêts et émissions obligataires devant financer environ la moitié du projet dans le cadre d'un partenariat public-privé, l'autre moitié étant financée sur fonds publics. Les deux groupements d'entreprises candidats - Vinci-Transdev avec Alstom et Tram-Tiss (Colas, Veolia) avec Bombardier - déposeront leur offre finale fin juin, pour une livraison qui reste prévue en 2014. A plus long terme, le tram-train serait prolongé vers l'est (30 kilomètres) et vers le sud (70 kilomètres).











