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L'éolien terrestre redécollera en 2014, selon EDF Energies nouvelles

Par Morgane Remy - Publié le
éolienne

Depuis le Grenelle 2, l'éolien n'a plus le vent en poupe. Mais le vent pourrait tourner, rappelle EDF EN qui anticipe un besoin d'ici 2014-2015.

«  La production d'électricité grâce aux éoliennes va traverser deux ou trois ans de vaches maigres », a annoncé  Pâris Mouratoglou, le président du Conseil d’administration d’EDF Energies nouvelles. La raison ? « Le lobbying d’hommes politiques qui ne veulent pas gâcher le paysage avec des éoliennes », explique-t-il. En effet, le texte du Grenelle 2 limite les parcs éoliens à un seuil minimal de 5 mâts et encadre de manière stricte leur déploiement dans des schémas régionaux et des procédures réservées aux installations industrielles classées. Pour autant, EDF EN continue de prospecter dans ce domaine.

« En France, l’éolien ne se développe pas en ce moment parce que les subventions sont très faibles », analyse David Corchia, directeur général.  « L’éolien risque de ne plus être du tout subventionné quand les prix de l’énergie augmenteront à mesure que l’activité industrielle se raffermira », affirme David Corchia. Pour le moment, les projets éoliens ont donc marqué un coup d’arrêt.

Pour autant, EDF EN prépare le terrain pour un redémarrage qu’il juge incontournable. « Sans l’éolien, nous n’arriverons pas à tenir l’engagement du 23% d’énergie renouvelable d’ici 2020 », analyse le directeur général. La théorie de l’entreprise est que les pressions des hommes politiques cesseront à l’horizon 2014-2015 lorsque ces derniers s’apercevront du retard accumulé concernant cet engagement pris devant Bruxelles. David Corchia insite : «  Seul l’éolien permettra de rattraper ce retard. Donc on continue »

Quant à l’éolien offshore, il ne se développera pas tout de suite, selon le directeur général. « Il y a un grand potentiel, mais au vu des difficultés, l’offshore se développera en dernier recours, quand l’objectif français sera de 50% d’énergies renouvelables d'ici à 2050 ». Aller en mer est compliqué : «  Le coût pour placer le parc éolien en offshore, la gestion des oppositions des pêcheurs et des associations de protection de l’environnement maritime et éviter les couloirs d’essai de torpilles de la marine sont autant de limites à prendre en compte. Malgré celles-ci, l’Europe aura besoin de ce moyen pour garder son autonomie énergétique tandis que les consommations indienne et chinoise explosent. »

Morgane Remy

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1 réaction

bernie | 06/08/2010 - 23H20

Attention, ce n'est pas l'opposition de quelques politiques qui freine l'éolien: c'est bien l'opposition des population concernées. Les recours au TA contre des permis de construire sont de plus en plus nombreux.
Spécificité française: les asso !

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