imprimer

L'Elysée s'engage à revitaliser Toul

Par Rédaction L'Usine Nouvelle - Publié le
MichelinToulEST-REPUBLICAIN

Après Gandrange, Nicolas Sarkozy a rencontré ce matin à l'Elysée les représentants syndicaux de l'usine Kléber de Toul, menacée de fermeture par Michelin. Il a présenté deux projets de revitalisation du site.

'Etat va tout faire pour réindustrialiser du site de Kléber Pneumatiques. Après ceux de l'usine d'Arcelor-Mittal de Gandrange (Moselle), Nicolas Sarkozy a reçu ce matin les représentants syndicaux de l'usine de Toul (Meurthe-et-Moselle), menacée de fermeture en 2009. Il leur a assuré son soutien à un plan de revitalisation du bassin et réaffirmé sa « volonté de travailler avec les partenaires locaux et le groupe Michelin » à un projet global.

« On ne se faisait pas trop d'illusion », reconnait Pierre Kowalski, le délégué syndical CGT. Les syndicats réclament la poursuite de l'activité de l'usine ou la recherche d'un repreneur pour le site. Ils souhaitent aussi repousser à 2011 la fermeture définitive du site, pour trouver une solution entre temps. Une perspective qui s'éloigne de plus en plus. L'Elysée a rappelé aux salariés que le « rôle de l'Etat n'était pas de s'immiscer dans les affaires d'un grand groupe ». Or les co-gérants de Michelin, Michel Rollier et Jean-Dominique Sénard, reçus mardi dernier par Nicolas Sarkozy ont confirmé la fermeture de l'usine spécialisée dans la fabrication de pneumatiques de moyenne gamme. Pour les dirigeants, «Toul n'est malheureusement plus compétitif, nous ne pouvons pas le reconvertir et nous n'avions que cette solution » de le fermer.

Lors de leur entretien à l'Elysée, deux projets de revitalisation du site de l'usine de pneumatiques ont été présentés aux salariés, selon les syndicats. Une activité de retraitement des métaux et une autre de retraitement des pneus usagers pourraient être implantés à Toul. Le second projet, auquel Veolia et Suez participeraient avec le soutien de l'Etat, pourrait représenter 400 emplois à terme. Plus vague, le premier pourrait employer de 200 à 1 000 salariés. Des chiffres auxquels ne croient pas les syndicats. « Les projets qu'on nous annonce ne font pas le compte, l'impact final sur le bassin risque d'être négatif », juge Pierre Kowalski.

Michelin s'est engagé à présenter aux 826 salariés du site « systématiquement deux offres de reclassement » par personne au sein du groupe ainsi que des aides financières à la reconversion et à revitaliser le bassin d'emploi en « faisant venir des entreprises qui créent des emplois sur le site ». Le groupe devrait consacrer 130 millions d'euros à la restructuration de Toul.

Solène Davesne

A lire aussi :
  • l'Elysée s'attèle au dossier Kléber à Toul (07/02/08)
  • Les syndicats veulent repousser la fermeture à 2011 (12/12/07)
  • Michelin ferme son usine de Toul (03/10/07)

    A lire aussi dans l'Usine Nouvelle N°3086
    du 31 janvier au 6 février 2008
    « Comment limiter la casse sociale»
  • Partagez l’info :

    Partager cet article avec mon réseau profesionnel sur Viadeo linkedin Partager cet article sur Wikio envoyer à un ami

    Effectuer une autre recherche

    Rechercher
    À la une
    Jean-Baptiste Collin de Sussy

    La sémantique de l'industrie

    Ne dites plus industrie, mais redressement productif. C'est désormais le nom de ce ministère qui a vu le jour pour la...

    Neri Oxman

    L'impression 3D détournée par l'artiste Neri Oxman

    L'architecte et designer Neri Oxman expose au Centre Georges Pompidou, à Paris, ses sculptures...

    Guillaume Klossa

    "Je suis fasciné par les technologies sans fil"

    Guillaume Klossa, qui vient de publier un rapport sur l'impératif industriel, répond à notre...

    Arnaud Montebourg

    La semaine chargée d’Arnaud Montebourg, et le reste de l’actualité industrielle

    On le savait déjà. Ministre est un métier à plein temps. Arnaud...


    © L'Usine Nouvelle    - Publicité- Conditions générales d'utilisation - RSS - Pour nous contacter