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L'éco, talon d'Achille de Nicolas Hulot

Par Morgane Remy - Publié le
Conférence du vendredi 23 mai 2008.
Conférence du vendredi 23 mai 2008.
© Flickr/ CC/ Bruno Corpet

L'animateur de télévision Nicolas Hulot a annoncé mercredi 13 avril à Sevran (Seine-Saint-Denis) sa candidature à la présidentielle de 2012. Son objectif ? "Ouvrir la voie d'une société nouvelle, écologique et sociale". Reste que sur le plan économique, les grandes lignes restent encore à définir.

"J'ai décidé d'être candidat à l'élection présidentielle et de mettre au service du changement le capital de confiance que j'ai pu accumuler auprès des Françaises et des Français", a déclaré l'écologiste Nicolas Hulot à Sevran.

Le candidat compte donc sur son image capitalisée ces dernières années pour les primaires d'Europe Ecologie-les Verts. Côté programme économique cependant, cela reste encore flou. 

Le nucléaire reste le grand absent de ce que l’on appelle déjà le discours de Sevran. Un manque qu'Eva Joly, sa rivale dans la primaire, n’a pas tardé à souligner. "Il y a quand même une énorme ambiguïté sur le nucléaire. Il n’a rien dit [...] alors que c’est un combat écologique depuis vingt ans", reprochait-elle sur RMC vendredi 15 avril.

Pour le reste, il faut chercher dans des prises de positions antérieures, notamment quand il était à la tête de la Fondation Hulot ( devenue Fondation pour la nature et l’Homme suite à la candidature de l'animateur ).

Parmi les idées majeures présentées alors, il y avait notamment :

- Un PIB désacralisé. "Une croissance infinie dans un monde fini est sans issue: il faut être fou ou économiste pour y croire", déclarait Nicolas Hulot en décembre dernier lors d'un colloque. Il privilégie d’autres indicateurs moins axés sur la production comme l’empreinte carbone ou le bien-être social.

- L’économie verte. La fondation Hulot a effectivement avancé de lancer un "grand emprunt" de 100 milliards d'euros pour la formation, la recherche, les technologies propres...

- La taxe carbone. Sa fondation souhaite "faire payer davantage la consommation d’énergie". Nicolas Hulot a toujours milité pour une taxe carbone, qui pourrait réapparaître dans les débats en 2012.

Autant d'idées défendues par la Fondation Hulot qui serviront peut-être de terreau dans les mois prochains au candidat du même nom.

 

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