L’avenir du pôle frais de Doux encore incertain

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Poulets Doux
© D.R. - Doux

C’est le 10 août qu’un éventuel repreneur doit être désigné pour le pôle placé en liquidation judiciaire par le tribunal de Quimper le 1er août.

Mercredi 8 août au soir, les 1 700 salariés concernés étaient toujours dans l’attente d’un éventuel dépôt d’offre. Mais plusieurs noms circulent pour la reprise. "Ca discute, ça bouge (..)  on peut espérer que les discussions débouchent sur du concret", explique une source proche du dossier.

Parmi les groupes qui pourraient être intéressés figurent notamment le groupe LDC pour l’abattoir situé à Laval, ou le groupe Duc pour les abattoirs de Blancafort et de Serent.

Si aucun repreneur ne se manifeste et sauf rebondissement, le tribunal a fixé au 10 septembre la fin de la période d'activité.

Ce 9 août sur RTL, le ministre délégué à l’agroalimentaire Guillaume Garot a assuré que "l’Etat répondra présent à un éventuel repreneur du pôle frais du groupe Doux". Mais il a souligné l’importance d’avoir "un projet industriel clair, pour moderniser la filière et comprenant un vrai volet social".

Echanges et conflit

Ces annonces font suite à la décision du tribunal de Quimper du 1er août qui a placé le secteur frais en liquidation judiciaire du fait de son déficit historique. 1 704 emplois sont donc concernés. Les autres activités du groupe Doux bénéficient d’une période d’observation jusqu’au 30 novembre. Deux syndicats, la CGT et FO, ont fait savoir qu’ils avaient l’intention de faire appel du jugement.

Un comité central d'entreprise (CCE) doit se réunir au siège de Doux à Chateaulin (Finistère) le 21 août, selon la CFDT, syndicat majoritaire.

Et du côté de l’Etat, les échanges se multiplient aussi. Des "échanges de travail" au plus haut niveau ont eu lieu ces jours derniers entre les différents protagonistes. Le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll et le ministre délégué à l'Agroalimentaire Guillaume Garot soulignent notamment que "le dialogue se poursuit sous l'égide du gouvernement" qui "prendra toute initiative utile afin de contribuer à sauver le plus d'emplois possible".

La situation reste tout de même tendue entre Charles Doux à la tête du groupe et d’une offre et le leader de la FNSEA, Xavier Beulin, aussi président de Sofiprotéol, l’établissement financier de la filière huiles et protéines végétales. Le premier accuse le second de mélanges des genres.

La CFDT du groupe avait appelé mardi Charles Doux et Xavier Beulin, à dépasser leurs "oppositions formelles" afin de "sauvegarder la plus grande partie de l'outil industriel et commercial du groupe Doux".

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