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L’avenir du design français se dessine (aussi) à Shanghai

Aurélie Barbaux , ,

Publié le

Le Master de design transculturel de l’École de design de Nantes-Atlantique à Shanghai séduit. À peine diplômée, la 4e promotion est déjà casée.

L’avenir du design français se dessine (aussi) à Shanghai

Le Master de design transculturel que l’École de design de Nantes-Atlantique a développé à Shanghai est un succès. Avant même d’être diplômés, la quasi-totalité des 25 étudiants de la promotion avaient décroché un job. Une moitié en Chine, les autres dans de grandes capitales européennes, voire aux États-Unis.

Certes, le design français a plus la cote hors de l’Hexagone, que dans les entreprises françaises. Certes, les étudiants qui osent partir étudier dans un pays dont ils ne maîtrisent ni la langue ni la culture, sont souvent les plus dégourdis. Mais ce ne sont pas les seuls facteurs de réussite. Parce qu’ils maîtrisent l’anglais, un peu de chinois, et surtout qu’ils se sont penchés sur les codes nationaux, ces étudiants intéressent les entreprises occidentales ou japonaises installées en Chine comme GE Healthcare, Johnson Control, Décathlon, Yves Rochers AEG, Kenwood… mais aussi des entreprises chinoise comme le fabricant électronique Hisense. "Pour compenser la montée du coût du travail, les usines chinoises cherchent à se différencier en travaillant le design de leur produit", explique Marc Rambaud, responsable de l’antenne de l’École de design de Nantes, installé dans l’université de Shanghai depuis 3 ans. Une tendance que ce designer, diplômé de l’école de Nantes, a décidé de partir vérifier en Thaïlande. Pour autant, le gros des apprentis designers français fait encore souvent ses armes dans des cabinets de designers, fondés à Shanghai par des Occidentaux. Dans lesquels certains restent.

Les entreprises friandes de designers français

En matière de design, c’est à Shanghai que tout semble se passer en Chine. Alors que l’École de Design de Nantes avait, en 2008, lancé son master à Qingdoa (ville côtière de la bière TsinTao), elle a dû nouer en 2010 un partenariat avec l’École des beaux-arts de l’Université de Shanghai pour le développer. "On avait des difficultés et la plupart des stages étaient à Shanghai", explique Marc Rambaud. Dans tous les cas, c’est une première pour une école de design français. Si d’autres écoles européennes ont déjà mis en place des cursus en Chine, notamment avec la grande université Tongji de Shanghai, et que des écoles d’ingénieurs françaises, comme Centrale ou l’UTC, ont des cursus en Chine, l’école de design de Nantes fait figure de pionnière. Une expérience qu’elle a d’ailleurs décidée, en 2010, de dupliquer en Inde, à Bangalore, mais avec une université privée cette fois. "Là, c’est surtout sur le design social que travaillent les étudiants, alors qu’en Chine nous avons des étudiants en design produit, d’espace, graphique, d’interaction", précise Christian Guellerin, directeur de l’École.

Vers un design lab sino-français ? 

Venu à Shanghai mi-septembre pour la remise des diplômes et l’inauguration sur l’immense campus de l’université de Shanghai d’une exposition '"China Studio 3" des travaux des étudiants, Christian Gullerin compte bien développer le partenariat. Mais les choses vont lentement. À la rentrée 2014, seuls cinq étudiants chinois suivront le master français. De quoi néanmoins favoriser la mixité et les échanges des étudiants français avec les chinois, pas toujours faciles. Mai ce n’est pas tout. Le directeur de l’Ecole de design voudrait aussi développer un design studio, commun, sur le modèle du Cumulus Lab (nom d’usage du Sino-Finnish Center - Aalto-tongji design factory), créé en 2010 conjointement par l’université finlandaise Aalto et celle de Tongji à Shanghai, en partenariats avec des entreprises françaises. Et pourquoi pas ?

Aurélie Barbaux

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