Les intérimaires du fabricant de matériel de manutention pourraient faire les frais à l'automne du fléchissement des prises de commandes si la tendance actuelle se poursuit durant le troisième trimestre.
Manitou dévoile un chiffre d'affaires de 672 millions d'euros pour le premier semestre 2012, en progression de 20 % sur un an. Si le second trimestre affiche même une croissance de 21 % par rapport à l'an passé, sa « hausse séquentielle » par rapport aux trois premiers mois de l'exercice retombe cependant à 13 %, laissant présager une fin d'exercice moins soutenue. Les commandes enregistrées lors de ce même trimestre par le constructeur d'engins de manutention tous terrains affichent une baisse de 19 % (-9 % en France) par rapport au premier trimestre.
Jean-Christophe Giroux révise ses prévisions à la baisse et table sur une croissance "de l'ordre de 10 %", contre 10 à 15 % anticipés jusqu'ici. La marge serait de 5 % du chiffre d'affaires contre les 5,5 % escomptés jusqu'à présent.
Du coup, il prévoit "d'ajuster dynamiquement les cadences et la capacité de production, en contraste avec la tension sur la chaîne opérationnelle (usines et fournisseurs) qui a caractérisé le premier semestre". Directement visés, les 376 salariés - dont plus de 250 au siège d’Ancenis en Loire-Atlantique - pourraient faire les frais de la baisse des cadences.
Dans cet océan d'incertitude, l'éclaircie arrive de Chine où le groupe a réalisé récemment la vente de son premier lot de 11 machines à un agriculteur. Manitou veut voir dans ce signe les promesses d'un développement du marché d'ici à cinq ans.











