L'avenir de SeaFrance sera connu mercredi
Par Rémy Maucourt - Publié le
La compagnie de ferries attend le jugement du tribunal de commerce qui doit décider de son éventuelle liquidation.
Deux solutions de reprise existent pour sauver SeaFrance. La première offre associe Louis Dreyfus Armateurs (LDA) au groupe de ferries danois DFDS, un poids lourd du transport maritime. La seconde est un projet de Scop (Société coopérative et participative) présenté par la CFDT, syndicat majoritaire de l'entreprise.
Le tribunal doit trancher. Seul le projet de Scop prévoit de conserver les 880 emplois en CDI de l'entreprise. Le projet de reprise franco-danois de Louis Dreyfus Armateurs (LDA) et DFDS prévoit, lui, d'en conserver 460.
"Je suis convaincu que nous sommes les seuls à pouvoir sauver SeaFrance", affirme le président de DFDS, Niels Smedegaard, estimant que la Scop "n'est pas viable". La CFDT considère quant à elle que le tribunal peut donner les moyens de ses ambitions au projet de Scop. "Le tribunal peut prononcer la liquidation avec poursuite de l'activité pendant un mois ou deux, ce qui permettrait à la Scop de finaliser le financement, en empruntant 20 à 25 millions d'euros gagés sur les navires", souligne Didier Cappelle, secrétaire général de la CFDT.
SeaFrance connaît de lourdes difficultés depuis plusieurs années. La SNCF, maison mère de la société, les impute à la concurrence féroce dans le secteur. L'ouverture du tunnel sous la Manche, il y a 17 ans, a exacerbé cette concurrence. Une première restructuration, qui s'est soldée par la suppression de 725 postes sur 1580, a été menée par la direction de SeaFrance depuis l'été 2010.

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