L'avenir de Charles Jourdan à nouveau compromis ?16/06/2008
Social
Le repreneur n'ayant honoré aucun des engagements pris trois mois auparavant devant le tribunal de Commerce, de sérieuses inquiétudes noircissent à nouveau l'horizon du chausseur de luxe romanais.
« Hypothétiques ». C'est ainsi que le Préfet de la Drôme qualifie désormais les chances de voir le chausseur de luxe romanais Charles Jourdan redémarrer son activité. En cause, les atermoiements du fonds d'investissement Finzurich, choisi le 6 mars dernier par le tribunal de Commerce de Romans pour reprendre l'emblématique entreprise placée en liquidation judiciaire le 17 décembre 2007. Alors qu'il s'était engagé à verser dans un premier temps 2 millions d'euros sur un total de 15 (promesse assortie de la reprise de 130 salariés sur 197) afin de permettre de relancer la production début juin, ce fonds basé au Costa Rica n'a pour l'instant honorer aucun de ses engagements, se contentant de verser 200 000 euros seulement tout en exigeant des délais supplémentaires pour pouvoir boucler son tour de table financier. En l'espace de trois mois, lon est ainsi passer dans ce dossier de l'euphorie au scepticisme voire à la résignation. Ainsi, le Préfet de la Drôme appelle désormais les salariés licenciés de Jourdan à rejoindre la plate-forme de reconversion mise en place localement pour aider à la ré-industrialisation du bassin plutôt que d'attendre une éventuelle embauche qui n'arrivera probablement jamais. La crédibilité du repreneur étant aujourd'hui sérieusement remise en question, le liquidateur en liaison avec le ministère de l'Economie étudie même aujourd'hui la possibilité d'assigner Finzurich devant la justice aux fins de casser le contrat de vente. En Rhône-Alpes, Frédéric Rolland |
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