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L'Usine Auto

L'Autopilot reconnu en partie responsable de l'accident mortel d'une Tesla en 2016

Léna Corot , , ,

Publié le , mis à jour le 13/09/2017 À 14H24

La NTSB a rendu son rapport mardi 12 septembre sur l'accident mortel du 7 mai 2016 impliquant une Tesla en mode Autopilot et un camion. Alors que l'agence américaine met notamment en cause l'Autopilot dans cet accident, les Etats-Unis s'apprête à modifier sa réglementation pour faciliter les tests de véhicules autonomes en conditions réelles.

L'Autopilot reconnu en partie responsable de l'accident mortel d'une Tesla en 2016
En mai 2016, le conducteur d'une Tesla Model S est décédé dans un accident alors que le mode Autopilot fonctionnait.
© Tesla

Le National transportation safety board (NTSB), agence indépendante du gouvernement des Etats-Unis en charge des enquêtes sur les accidents routiers et aéronautiques notamment, a rendu son rapport mardi 12 septembre sur l'accident mortel du 7 mai 2016. Le chauffeur d'une Tesla en mode Autopilot est décédé lors de la collision de son véhicule avec un camion en Floride.

Cet accident mortel est dû à un concours de circonstances, selon la NTSB : le camion n'a pas cédé la priorité à la voiture et le conducteur de la Tesla, en raison de son excès de confiance dans l'Autopilot, était inattentif et n'a donc pas pu empêcher la collision. Toutefois, avec Autopilot le conducteur peut ne pas être attentif pendant une longue période, notamment s'il a un peu trop confiance dans cette technologie, et rien n'est prévu non plus pour prévenir le chauffeur qu'il utilise Autopilot sur une route non prévue à cet effet, affirme la NTSB.

L'autorité américaine relève que même si Autopilot surveille les intéractions du conducteur avec le volant le système ne permet pas de s'assurer que le conducteur est attentif, or il doit l'être à tout moment. A ce sujet, la NTSB précise que depuis cet accident mortel Tesla a réduit le laps de temps entre l'émission d'un signal sonore d'alerte et le moment ou le conducteur a enlevé les mains du volant.

Tesla explique dans un communiqué vouloir continuer "à présenter le système [Autopilot] à [ses] clients et prospects de la façon la plus transparente possible, en expliquant notamment que le système Pilotage automatique n’est pas une technologie de conduite entièrement autonome et que le conducteur doit rester attentif à tout instant".

Autopilot utilisé sur une mauvaise route

La NTSB pointe aussi du doigt une mauvaise utilisation du système d'aide à la conduite. Au moment de l'accident, le conducteur utilisait Autopilot sur une route non prévue à l'usage de ce système. Tesla n'a pas mis suffisamment de garde-fou en place pour prévenir d'une utilisation erronée de son système d'aide à la conduite, selon la NTSB.

"Les systèmes de sécurité, devant empêcher le conducteur de la Tesla d'utiliser le système Autopilot sur certaines routes, sont inexistants", abonde le président du NTSB, Robert L. Sumwalt, dans un communiqué. "L'inexistence de tels systèmes combinée à l'erreur humaine et à l'insuffisance de systèmes de sécurité ont conduit à cette collision fatale qui n'aurait jamais dû arriver", ajoute-t-il encore.

Du côté de chez Tesla, un porte-parole affirme : "Il a été clairement démontré que le système Pilotage automatique offre d’ores et déjà plus de sécurité [qu'une voiture standard]". Mais la société précise qu'elle va prendre en compte l'analyse et les recommandations de la NTSB dans le développement de sa technologie. Sans doute pour y ajouter des normes de sécurité et présenter le plus fidèlement possible les fonctions d'Autopilot.

Changement de réglementation pour tester des véhicules autonomes

En parallèle de la publication de ce rapport, l'administration Trump annonce mardi 12 septembre un allègement des règles afin de pouvoir tester des véhicules autonomes sur les routes. Dorénavant il sera plus facile pour les constructeurs de mener des essais en conditions réelles. L'allègement de la réglementation porte sur des systèmes de conduite autonome allant bien au-delà des systèmes automatisés de parking ou de freinage. A charge pour les constructeurs d'informer leurs clients sur l'utilisation de ces systèmes et de les protéger face aux dérives de l'utilisation de telles technologies.

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1 commentaire

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13/09/2017 - 11h36 -

l'ABS et de l'ERP sans compter les ceintures de sécurité et les airbags ont fait passer nos voitures d'aujourd'hui dans l'ère de la modernité et de la sécurité sauf comportement déviants de conducteurs soit criminels soit mal formés au permis de conduire. Nous assistons aujourd'hui et l'histoire jugera l'industrie automobile plus tard sur un comportement et dans une erreur industrielle perverse à propos (et le plus inouï à coup de milliards dépensés) des recherches sur la voiture "autonomo-communicante". La voiture dite autonome est un leurre dangereux et sans possibilité de standard comme le furent les autres dispositifs de sécurité. Les constructeurs se dispersent et heureusement que dans les transports professionnels des dispositifs sont crées pour augmenter la sécurité des chauffeurs professionnels notamment avec le système anti endormissement. C'était l'opportunité à saisir pour une plus grande la sécurité automobile dans le véhicule privé. Les constructeurs auto se fourvoient.
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