L’automobile haut de gamme à la française se dévoile à Pékin

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DS
© Citroen

PSA mise sur sa gamme premium DS, Renault souhaite créer son propre segment, pour conquérir des parts du premier marché mondial.

Une Renault Talisman au prix d’une Audi A6, soit environ 400.000 yuans (50.000 euros en moyenne), cela pourrait presque sonner comme un paradoxe. Mais si la nouvelle berline du Français voit son prix alourdi de 25% par les droits de douane, la comparaison avec la routière allemande n’est pas tout à fait pour déplaire chez Renault. La marque au Losange produira des véhicules en Chine d’ici 2016, avec des véhicules haut de gamme. Pas de low-cost pour le marché chinois, mais du ‘casual luxury’, du luxe abordable selon la traduction officielle. "Nous voulons nous positionner sur un segment de marché qui n’a pas encore été exploré, précise sur le Salon de Pékin Emmanuel Levacher, directeur commercial pour la région Asie-Pacifique. Ce sont des jeunes d’une trentaine d’années, qui sont relativement fortunés mais ne veulent pas être dans la norme. Ils veulent un véhicule original et un service haut de gamme qu’ils ne trouvent pas ailleurs."

Numéro 9

Renault souhaite développer son propre segment, en associant son image à l’art de vivre français. "Le chic européen" comme le décrit Robert Chan, président de Renault China. Objectif des ventes d’ici la fin de la décennie : 200.000 à 300.000 véhicules. En 2011, le constructeur n’a vendu que 24.100 véhicules, tous importés.

A l’autre bout du salon, sur le stand de la coentreprise CAPSA DS, le son de cloche est identique. Sous un lustre de plusieurs mètres, posé sur une épaisse moquette, le concept Numéro 9 marque clairement le positionnement haut de gamme de Citroën. "Ici, DS est une marque et c’est très important, car le marché chinois du haut de gamme est celui qui se développe le plus vite. Nous voulions absolument y être, analyse Grégoire Olivier, directeur opérations de PSA en Asie. L’idée du luxe à la Française est bien compris des Chinois, ils aiment Vuitton, Chanel et veulent que nous jouions avec cet artisanat haut de gamme."

Marques propres

Les premières déclinaisons de série sont attendues pour 2014, avec une berline à coffre de taille moyenne et un SUV. "La ligne DS a une vocation mondiale. Il y a peu d’adaptation sur le premium, mais ces modèles seront d’abord conçus pour le marché chinois" souligne à Pékin Frédéric Banzet, directeur général de Citroën. D’ici 2015, la Chine devrait devenir le premier marché de la marque aux chevrons.

Comme l’y obligent les autorités chinoises, la coentreprise CAPSA alignera à côté des DS une marque propre. Celle-ci devrait proposer des véhicules plus low-cost, loin derrière les gammes familiales de Peugeot DongFeng et Citroën DongFeng. Renault aussi réfléchit déjà à la marque propre qu’il devra lancer. Lors d’un rendez-vous avec la presse internationale, Carlos Ghosn, le patron de l’Alliance Renault-Nissan, a laissé entendre que les véhicules électriques du Français pourraient entrer dans cette marque propre. C’est déjà le cas chez Nissan dont la gamme zéro émission est commercialisée sous la marque Venucia.

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