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L'Usine Aéro

L’Atelier industriel aéronautique en soigneur de l’armée de l’Air

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Publié le

Depuis 1939, l’Atelier industriel aéronautique entretient et répare les flottes d’aéronefs de l’armée de l’Air à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme). Un lieu stratégique pour l’industrie de Défense, qui nous a exceptionnellement ouvert ses portes.

L’Atelier industriel aéronautique en soigneur de l’armée de l’Air
Rafale M88-Rectifieuse grande vitesse
© DGA - AIA

Entrée ultra-sécurisée, port du badge obligatoire et bâtiments top secrets à perte de vue. La visite de l’Atelier industriel aéronautique (AIA) de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) n’est pas donnée à tous. Vu du ciel, le site est tout simplement gigantesque : 66 hectares au total, dont 167 000 m² de surface couverte ! Une petite ville aux portes de la capitale arverne. Derrière les hautes grilles de cette institution industrielle militaire, se trouve le site principal de l’armée de l’Air spécialisé dans la maintenance et l’entretien des aéronefs : avions de chasse, avions de transport, avions école et hélicoptères. L’AIA est l’une des cinq antennes du Service industriel de l’aéronautique en France (*). Un lieu hautement sensible.

Installé à proximité de l’aéroport de Clermont-Ferrand - qui fut doté grâce aux frères Michelin de la première piste au monde en dur dès 1916 - l’AIA a trouvé refuge en 1939 au cœur de la France. "Il s’agissait en cette période d’avant-guerre de s’éloigner le plus possible des frontières menaçantes de l’Est", rappelle Jean-Pierre Clerc, ingénieur général de l’armement et directeur de l’AIA.

"Quatrième entreprise de l’ex-région Auvergne"

Aujourd’hui, chaque jour, 1 300 salariés - dont 90 % de civils - se pressent au chevet des Mirage 2000, Rafale, Alphajet, Transall et autres hélicoptères Tigre ou Puma, malmenés sur les zones de combat ou en besoin de maintenance. Sans oublier 250 personnels sous-traitants. "C’est simple, nous nommes la quatrième entreprise de l’ex-région Auvergne, en termes d’effectifs", résume le directeur.

Après une période d’incertitude il y a trois ans, les commandes du site clermontois semblent repartir à la hausse et avec elles les embauches. "Grâce à l’arrivée de l’activité Rafale, Tigre et C130, nous avons connu deux vagues importantes de recrutements en 2016 et 2017, soit environ deux cents personnes en deux ans, poursuit Jean-Pierre Clerc. L’avenir du site est assuré à moyen terme".
En 2016, 142 aéronefs ont été livrés aux forces armées. "Quand un avion ressort de chez nous, il a une même durée de vie que s’il était neuf. Nous sommes également capables d’adapter l’environnement de vieux aéronefs aux besoins actuels : ajout de centrales inertielles, de radios…" Comptez quand même en moyenne six mois de maintenance pour un hélicoptère !

Un hangar pour l’A400M

Depuis 2015, l’AIA a ajouté à son carnet de commandes, les gros porteurs nouvelle génération tels que l’A400M. Un paquebot des airs de 40 mètres de long, amené à remplacer progressivement le Transall à horizon 2023. Capable de transporter jusqu'à 37 tonnes de fret sur 4 500 km, ce monstre des airs a trouvé à l’AIA une "clinique" adaptée à ses besoins spécifiques. "Nous avons conçu un hangar spécialement pour lui qui mesure 100 mètres de long par 80 mètres de large et 37 mètres de haut. Un investissement total de 18 millions d'euros qui permet d’assurer la maintenance simultanée de deux gros porteurs. Nous sommes les seuls en France à pouvoir le faire", précise Nathalie Guichard, manager d’affaires.

Le site auvergnat a réalisé, en 2016, un chiffre d’affaires de 158 millions d'euros. Et déjà de nouvelles opportunités se présentent. A partir de l’été 2018, l’atelier clermontois assurera la maintenance du C130, jusque-là l’apanage du Portugal. Un marché de 30 millions d'euros par an. Décidément, l’AIA ne fait jamais dans la demi-mesure.

Geneviève Colonna d’Istria

(*) Les quatre autres sont situés à Bordeaux,  Cuers-Pierrefeu, Ambérieu-en-Bugey et en Bretagne.

L’AIA de Clermont-Ferrand
1 300 salariés
Chiffre d’affaires : 158 millions d'euros
142 aéronefs livrés aux forces
124 visites de maintenance
18 chantiers secs
11 350 équipements entretenus
29 détachements de spécialistes (interventions extérieures) sur 30 aéronefs différents
66 hectares – 167 000m² de surface couverte
Quatrième entreprise industrielle d’Auvergne en effectifs
Impact financier : 70 millions d'euros (achats, salaires, taxes…)

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1 commentaire

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22/04/2017 - 13h32 -

Vue les problemes actuel il serai préférable de ne serai pas trop expose les contenus de nos entreprises de pointe et d'y garder une certaine réserve lieu et thecniques
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