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L'Assemblée nationale ose Linux

Par Aurélie Barbaux - Publié le | L'Usine Nouvelle n° 3059

Les postes informatiques des nouveaux députés seront équipés exclusivement de logiciels open source. Linagora et Unilog ont remporté ce marché prestigieux.

Une première dans l'administration française. Les postes informatiques des 577 nouveaux députés et de leurs assistants fonctionneront totalement avec des logiciels open source. A partir du 2 juillet, pour leur rentrée, les élus recevront chacun deux ordinateurs de bureau équipés du système d'exploitation Linux à la place du traditionnel Windows de Microsoft, de la suite bureautique (traitement de texte, tableur...) OpenOffice, du navigateur internet Firefox et du client de messagerie Thunderbird.

Contrairement à ce qui a pu être reproché à certaines administrations, ce choix du « libre » n'a rien de dogmatique, ou presque. Fin 2006, pour préparer le renouvellement des postes prévus à chaque nouvelle députation, une étude comparative a été réalisée. « Les questeurs qui ont choisi avaient un a priori favo-rable sur l'open source », reconnaît Mathieu Pujo, consultant chez Atos Origin qui a mené l'étude. L'ergonomie, très proche des solutions de Microsoft et le coût beaucoup plus faible ont fait le reste.

Une version sud-africaine retenue

Ce pragmatisme se retrouve dans le choix de la version Linux retenue. Celle du sud-africain Ubuntu. Organisé sur un mode communautaire, il n'assure pas de service informatique, contrairement à l'éditeur français Mandriva, concurrent malheureux de l'appel d'offres qui apportait une solution Linux clés en main. Visiblement, le nationalisme économique n'a pas joué lors de l'attribution de ce marché. « Ubuntu est plus convivial et le plus utilisé », explique Alexandre Zapolsky, le P-DG de Linagora, la société de services qui a préconisé cette version et qui a été retenue aux côtés d'Unilog.

Reste une inconnue. Le coût réel par poste, que le service informatique de l'Assemblée refuse de communiquer. Pour l'instant. Qu'importe. Une autre administration devrait suivre l'exemple, probablement la Gendarmerie nationale. .

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