L'Usine Auto

La santé des constructeurs français et internationaux, les dynamiques des marchés tout autour du globe, les défis de la voiture plus connectée, plus électrique, plus autonome, moins polluante et les innovations technologiques qui émergent pour y répondre... Tout ce qu'il faut savoir sur l'industrie automobile est traité par nos journalistes et notre réseau d'experts.

Dossier

Un an de Redressement productif

"L’arrivée de Free a placé Alcatel en situation de grande difficulté", selon Arnaud Montebourg

Par  - Mis à jour le 13 novembre 2012, à 23h58 - Publié le
Arnaud Montebourg
© Luc Pérénom - L'Usine Nouvelle

    Une semaine après l’annonce du pacte pour la compétitivité, la croissance et l’emploi, le ministre du Redressement productif revient en exclusivité pour L’Usine Nouvelle sur les mesures prises par le gouvernement. Il défend le crédit d’impôt compétitivité, tacle une fois de plus le bilan industriel de l’ère Sarkozy comparé à un champ de ruines et promet un plan pour promouvoir le made in France rapidement.

Trouvez-vous dans le pacte de compétitivité présenté par le Premier ministre le 5 novembre les idées que vous souhaitiez impulser pour le redressement productif ?
Le gouvernement, devant le décrochage décrit par Louis Gallois, a pris des décisions courageuses et engageantes pour l’avenir. Il a considéré que la mobilisation de tous les citoyens pour reconstruire l’appareil productif était la priorité des priorités. C’est ce qui nous permettra de sauver notre modèle social et notre niveau de vie, car un pays qui ne produit plus est un pays qui devient l’otage de ceux qui produisent.

C’est la priorité des priorités mais les 20 milliards dégagés pour aider les entreprises ne seront versés que dans un an et s’étaleront sur 3 ans. 2013 s’annonce pourtant très difficile pour les entreprises…
L’effort de 20 milliards est exactement celui que demandait Louis Gallois sur les cotisations patronales. Ce crédit d’impôt sera voté début 2013 dans une loi de finances, il figurera dans les comptes des entreprises dès 2013, et les PME pourront même bénéficier d’un préfinancement en trésorerie. La mesure est donc immédiate. Je voudrais au passage rappeler qu’une entreprise qui ne paierait pas d’impôt pourra aussi bénéficier de cet avantage équivalent à une baisse d’environ 6 % du coût du travail, pour la masse salariale comprise entre 1 et 2,5 fois le SMIC. Ensuite, il n’est d’effort que dans la persévérance et la consistance. Dans le plan du gouvernement, il y a 35 mesures qui vont souvent plus loin que le rapport Gallois et qui touche à toutes les activités de l’économie manufacturière : le financement, l’innovation, la formation, le soutien à l’exportation, la marque France… Surtout, ce plan répond à une demande forte de Louis Gallois et des entreprises : la stabilisation de l’environnement fiscal et réglementaire sur cinq dispositifs majeurs : le CIR -si populaire auprès des chefs d’entreprise-, le statut des Jeunes entreprises innovantes, le dispositif Dutreil sur la transmission, l’incitation à l’investissement dans les PME à travers l’ISF PME et la contribution économique territoriale (feu la taxe professionnelle). Le gouvernement signifie par ces dispositions que la première richesse du pays, est dans les entreprises qui créent des richesses. Elles sont un peu la prunelle de nos yeux.

Considérez-vous que ce pacte vaut plan de reconquête industrielle ?
C’est l’acte 1 pour moderniser notre appareil, le financer, renforcer l’innovation qui fourmille dans notre pays mais je ne parlerais pas de reconquête. C’est un plan de reconstruction car nos prédécesseurs nous ont légué un champ de ruines. Tout a été laissé à l’abandon. On a préféré soutenir les heures supplémentaires plutôt que le chômage partiel. C’était un choix borgne et même aveugle. Il y a eu d’autres décisions très graves comme celles prise sur le secteur de la téléphonie. On a déstabilisé les opérateurs en place et placé Alcatel dans une situation de grande difficulté pour mettre en selle Huaweï et ZTE dans les systèmes de télécommunications européens.

Vous pensez que l’arrivée de Free comme quatrième opérateur est responsable des difficultés d’Alcatel ?
La course au low-cost avec l’arrivée de Free a eu des conséquences sur les opérateurs, sur la sous-traitance, sur les fournisseurs. Et la situation d’Alcatel s’est aggravée : -40 % en un an en France. On ne peut le nier. Dans la téléphonie, nos prédécesseurs nous ont laissé un capharnaüm. Nous commençons à y remettre de l’ordre.

Xavier Niel dit qu’il a surtout contribué à élargir le marché ?
Casser les prix peut sembler de bonne guerre, mais cela a eu pour conséquence deux plans sociaux annoncés, chez SFR et Bouygues, des destructions d’emplois dans la sous-traitance, la précarisation des travailleurs chez Free, les délocalisations accélérées dans les centres d’appels, l’aggravation des difficultés d’Alcatel. Xavier Niel n’est pas responsable des choix de François Fillon en faveur de la 4e licence mais la situation objective nous oblige à prendre des mesures pour rééquilibrer la situation.

Vous ne cessez d’affirmer que vos prédécesseurs n’ont rien fait pour l’industrie mais vous ne leur reconnaissez même pas une initiative comme les Investissements d’Avenir ?
Ce sont des petites graines et qui sont arrivées bien tard. Il n’y a pas eu de ministre de l’industrie de plein exercice depuis 20 ans. Je parle de reconstruction car je veux que l’on comprenne que cela va prendre du temps, de la sueur, de l’énergie. C’est un combat difficile mais nous avons des atouts formidables. C’est l’effort de toute une société, les producteurs comme les consommateurs qui peuvent aussi avoir un impact en choisissant de consommer français. Pourquoi croyez-vous que je me suis habillé en marinière ? Parce qu’Armorlux, c’est pour moi le symbole d’une société qui se bat dans les difficultés de notre industrie textile. Le consommateur peut utiliser son pouvoir pour soutenir ce type de marques.

Le consommateur regarde surtout le prix…
Oui, mais les Français sont sur certains produits prêts à payer plus cher. Il faut pour cela qu’ils puissent identifier les productions françaises et c’est pourquoi j’ai demandé aux grandes enseignes de distribution d’y aider. Et puis les Allemands arrivent bien à vendre des voitures aussi chères, voire plus que les Françaises. La compétitivité, c’est de pouvoir vendre chez nous le fruit de notre travail grâce à la qualité du design des produits ou par exemple la modération en carburant de nos moteurs. La montée en gamme, la qualité et l’innovation sont la clé. Nous allons d’ailleurs promouvoir la Marque France, à l’extérieur et sur le territoire dans un plan que nous détaillerons prochainement.

Pour revenir sur les mesures qui concernent les industriels, considérez-vous que le débat sur la conditionnalité du crédit impôt compétitivité est clos, alors que des députés socialistes s’en emparent ?
Déjà je veux dire que s’il n’y a pas de conditions, il y a de vraies et bonnes contreparties. Comme l’entrée des salariés au conseil d’administration qui est une mesure révolutionnaire. Cela va conduire notre modèle libéral et financier à muter, pour sortir des choix de court terme. L’arrivée des salariés va amener les gouvernements d’entreprise à discuter et bâtir une coresponsabilité industrielle.
Le rapport de Louis Gallois préconisait des salariés à voix délibératives dans les conseils des entreprises de plus de 5000 salariés, cela concerne finalement assez peu d’entreprises en France…

Mais justement, le Premier ministre ne s’est pas prononcé sur un seuil, il a laissé ce point ouvert à la discussion parlementaire. L’Allemagne a retenu un seuil de 500 salariés, il faut aussi écouter les partenaires sociaux. Par ailleurs, les comités d’entreprises seront informés de l’usage de ce crédit d’impôt.
L’information des Comités d’entreprises, n’est-ce pas une contrepartie assez légère ?
Nous avons fait le choix très innovant de faire confiance aux partenaires de l’entreprise, pour décider de l’usage de cet effort que consent la nation au redressement productif. Nous traitons les entreprises en adultes : il faut qu’elles respectent cet effort. Et il faut que les salariés fassent confiance à leurs représentants pour s’assurer que ce crédit d’impôt compétitivité n’alimente pas des dividendes mais aillent à l’investissement, à l’embauche. Maintenant pour ce qui concerne le détail des modalités du crédit impôt compétitivité, le gouvernement fixera la ligne de la discussion au parlement et nous sommes en train de recueillir les réactions du terrain. Nous voyons se dessiner une forme de consensus. La CFDT déclare que les choses vont dans le bon sens, le Medef aussi. FO a eu des déclarations positives. La CGT soutient l’initiative de participation des salariés aux conseils d’administration. Un pacte est possible !

Mais pour traiter la question du coût du travail, va-t-on revenir sur le sujet des allégements de cotisations qui n’a pas été traité par le gouvernement ?
La négociation sur la réforme du financement de la protection sociale est dans la main des partenaires sociaux. Il faut leur laisser le temps de voir comment faire évoluer le système. C’est justement parce que nous ne voulions pas attendre la fin de ces discussions que nous avons fait le choix de ce crédit d’impôt dès aujourd’hui pour relancer la compétitivité de nos entreprises.
Sur quoi allez-vous faire porter votre effort maintenant ?
Nous allons travailler sur les filières. Dans chacune d’entre elles l’unité et la coopération doivent l’emporter sur la division et le déchirement. Les nations manufacturières qui ont réussi sont celles qui ont su s’unir dans un esprit patriotique autour de leurs outils de travail. En contrepartie des marges de manœuvre retrouvées grâce au crédit d’impôt, je demanderai à certaines d’entre elles de relocaliser un certain nombre d’activités. Celles qui se portent bien, elles peuvent le faire. Celles qui sont trop mal en point le feront plus tard.

En France, il n’y a guère que la filière aéronautique qui fonctionne, non ?
Non, ne soyons pas pingres, il y a des choses qui fonctionnent ailleurs. Mais c’est la filière la plus ancienne, elle a cent ans et elle dispose d’un leadership incontesté contrairement à d’autres qui se le disputent et se renvoient la responsabilité. Nous passerons des accords avec les filières, certaines se mettent en mouvement, le degré d’intégration reste à travailler. Nous allons en faire naître d’autres, nous avons intégré la filière numérique au Conseil National de l’Industrie. Nous allons renforcer les solidarités financières au sein de chaque filière. Il existe des fonds dans l’aéro, dans l’auto avec le FMEA, nous allons en créer dans la robotique, dans le ferroviaire. Grâce à ces fonds, les acteurs mettent de l’argent, les pouvoirs publics aussi et l’ensemble permet d’avoir des outils d’action pour capitaliser sur les petites entreprises du secteur et financer leurs projets innovants. Nous pouvons aussi demander aux grandes entreprises de stabiliser les débouchés des plus petites. Nous allons aussi les faire travailler sur des projets transverses : les biocarburants, le moteur 2 litres… C’est un travail au cas par cas, de dentellière. C’est une broderie. Et cela correspond bien à ce qu’il faut faire pour retisser un tissu industriel très abîmé.

En général, les filières ne se réunissent pas assez souvent ?
Oui, c’est pourquoi je vais renforcer la fréquence des réunions. J’ai dit ainsi à la filière automobile que je les réunirai tous les trois mois. Je leur ai dit : "je ne me substitue pas à votre travail de musculation de la sous-traitance automobile mais en contrepartie de cette confiance, je vous demande de me dire plus souvent où vous en êtes."

Propos recueillis par Anne-Sophie Bellaiche et Thibaut De Jaegher

Imprimer

Partagez l’info :

Partager cet article avec mon réseau profesionnel sur Viadeo linkedin envoyer à un ami

20 réactions

nimportenawak | 13/11/2012 - 11H42

Mort de rire.

Franchement y'a vraiment des ministres qui comprennent rien à rien.

Signaler un abus |  CITER

émilien | 13/11/2012 - 11H32

Pas très honnête de faire dire à Montebourg ce qu'il n'a pas dit... Ça donne l'impression d'une interview piégée.
Voyant les différents sujets abordés on peut se demander si le titre de l'article est pertinent.

Première partie sur la compétitivité et la reconquête industrielle en France.

Puis 2 questions sur 12 à propos de Free. Ou Montebourg ne dit pas que Free est responsable des difficultés d'Alcatel mais un facteur aggravant (que ce soit vrai ou pas ce n'est pas à moi d'en juger). Et pour justifier votre titre vous avez souligné les mots de deux paragraphes séparés pour que le lecteur fasse le lien au cas ou celui-ci ne serait pas évident.

Quelques réflexions sur la relation entre le consommateur et les produits développés en France, puis enchainement sur la gouvernance des entreprises par leurs employés, le crédit d'impots et l'état des filières françaises (j'abrège).

Signaler un abus |  CITER

arnaud montebourg | 13/11/2012 - 11H30

tweet du 10 janvier 2012 de ?@montebourg :

"Xavier Niel vient de faire avec son nouveau forfait illimité plus pour le pouvoir d'achat des Français que Nicolas Sarkozy en 5 ans."

Signaler un abus |  CITER

philippe | 13/11/2012 - 08H54

Quand on pense qu'un ministre coûte tout compris à l'état, par an, la coquette somme de 3,6 M€ (dixit René Dosiere député apparenté PS), on se demande dans le cas de Montebourg pourquoi on met autant d'argent sur la table pour ses avis et propositions ineptes...

Signaler un abus |  CITER

Laurent B | 13/11/2012 - 07H47

Ce cher avocat devrait se contenter de faire le politique et ne pas s'égarer dans le domaine des télécommunications où sa verve tonitruante ne masque plus sa vacuité.

Les difficultés d'Alcatel ont une origine bien connue de ses salariés et surtout de ses ex, ils sont bien plus nombreux. Cette source a un nom, Serge Tchuruk, et une origine, son Factoryless frénétique qui induisit le démantèlement forcené de la CGE. Cette catastrophe fut suivit du rachat de Lucent à l'agonie à l'époque.

Cela fait + de 10 ans que le cher dirigeant, portés aux nues par ses pairs et imité depuis par eux a imposé cette notion, si funeste pour notre industrie, d'entreprises sans usines. Cela a commencé en 2001, on en contemple aujourd'hui le résultat, et pas que dans les télécoms. Maitre Mondebourg de grâce, retournez au palais ou, à minima entourez vous de conseillés compétents ...

Signaler un abus |  CITER

ard | 13/11/2012 - 07H35

C'est effrayant ce manque de connaissances sur ce sujet. Il faudrait peut-être que M. Montebourg étudie ses dossiers plutôt que sa com.

Signaler un abus |  CITER

micropuce | 13/11/2012 - 00H34

http:/www.usinenouvelle.com/article/l-arrivee-de-free-a-place-alcatel-en-situation-de-grande-difficulte-selon-arnaud-montebourg.N185877#comf1873718479d6bb1dccd9630c9aa64dd

Les FAI s’équipe avec du matériel semblable à se que propose Alcatel.

Cependant, comme toi, on ne voit pas le rapport avec spécifiquement FREE (ils ont peut-être foiré l’appel d'offre de FREE).

Finalement on ne sait pas vraiment à qui s'adresse cette intox puisque tout le monde peut faire une recherche sur le net pour vérifier.

Signaler un abus |  CITER

Réaliste | 12/11/2012 - 23H56

Free à rendu accessible l'ADSL et le mobile illimité. Dans beaucoupe de pays d'Europe les tarifs sont bas. Les tarifs de certains opérateurs étaient plus élevé en France que dans d'autres pays européen. Pourquoi ?

ALCATEL va mal depuis longtemps : choix stratégiques, organisation industrielle avec pourtant de la compétence...

Signaler un abus |  CITER

LaScarD | 12/11/2012 - 23H55

Comment Alcatel/Lucent reussit à l'étranger et pas en Europe/France alors qu'elle gagne face aux mastodontes americains sur leur propre terre ?

"Cisco network really was $100 million more California State explains RFP that produced wide delta in Cisco, Alcatel-Lucent bids"

http://www.networkworld.com/news/2012/102512-cisco-csu-263711.html?page=2

Arrêtons de dire qu'Alcatel/Lucent est mort il faut simplement un vrai soutien de la part de l'état sur un plan d'amélioration cuivre/fibre là ou cela est possible et envoyer nos jeunes en formation chez eux !!

Signaler un abus |  CITER

la tete a toto | 12/11/2012 - 21H48

Suis d'accord avec les réactions précédentes. Si on avait gardé Pierre Suard, Alcatel n'en serait pas là. Accuser Xavier Niel montre le manque de connaissances en la matière. On est pas prêt de retenir les Steve Jobs, Larry Page ou autre Thorvalds. Pour conduire une voiture il faut un permis de conduire mais pour conduire un ministère rien de particulier. il ne faut pas s'étonner que l'on aille dans le fossé.

Signaler un abus |  CITER

noni | 12/11/2012 - 21H04

D'où il sort ce mec ?

Sa fait bien plus longtemps que les hotlines sont délocalisées.

Il va falloir sortir de son trou... hallucinant.

Signaler un abus |  CITER

Faute | 12/11/2012 - 20H47

Au final peut-être Monsieur Divid Ende l'emportera.
Une fois de plus les plaignants sont dans l'attente.
Et quelle attente...

Signaler un abus |  CITER

juc59 | 12/11/2012 - 18H52

Comment peut-on être ministre du redressement productif, être à ce point à côté de la plaque pour le secteur des opérateurs mobiles et tacler une entreprise Iliad/Free qui affiche, grâce à l'innovation et tout en préservant, voire augmentant, le pouvoir d'achat des français, une fort belle croissance depuis 15 ans ???? Monsieur le ministre, si vous voulez redresser la France, arrêtez de vous comporter comme les politiciens devenus si traditionnels, prenez des risques et soyez au courant de vos dossiers ! Votre position sur Free est lamentable d'ignorance et de raccourcis...

Signaler un abus |  CITER

Free4all | 12/11/2012 - 18H34

ALU vend les equipts reseaux a FT.
Free debarque.
FT perd des abonnes.
FT reduit ses couts.
ALU ne vend plus.
ALU licencie.
--> c est donc la faute a Free ... CQFD apparemment dans la tete de qqun qui se veut ministre ... OMG !

Signaler un abus |  CITER

jdfcar | 12/11/2012 - 18H20

Est-ce le travail d'un ministre de décerner les bons et les mauvais points aux entreprises françaises?
Usine Nouvelle pose la bonne question:
Le consommateur regarde surtout le prix…
Oui, mais les Français sont sur certains produits prêts à payer plus cher.
Qu'est-ce qu'il en sait ce ministre, et surtout des français qui ne paient pas d'impôts par manque de revenus du travail?
Free a bien crée une offre a 2 euros par mois pour tous les français qui cherchent du travail et non seulement, et pour lesquels un téléphone est indispensable!
Ce ministre est lamentable.

Signaler un abus |  CITER

jerry | 12/11/2012 - 17H29

Alcatel est mort depuis longtemps et pourquoi???
Ce n'est pas Free qui la tué mais les charges trop lourdes en France et aussi du a un problème de gouvernance à l'époque semble t'il.
Free au contraire rééquilibre l'offre devenue trop couteuse car peut être et sans doute l'état en France est trop gourmand en charges....tout la problématique Franco française est là je crois Hélas!!!!

Signaler un abus |  CITER

jean | 12/11/2012 - 16H55

En général, les politiciens ne comprennent rien à l'industrie. Mais en plus quand il s'agit de high-tech, ils sont carrément à côté de la plaque. Soit Montebourg doit changer de conseillers, soit il doit changer de métier.

Pour info, le coeur du réseau de Free, c'est Nokia-Siemens et Alcatel. Donc Free a donné du travail à Alcatel, non ?

Signaler un abus |  CITER

nospammer | 12/11/2012 - 16H48

Quel guignol ce Ministre.
Alcatel est mort depuis la fin de l'ère Suard et du partenariat exclusif France Telecom. Depuis les années 2000 c'est la chute par petit bouts?
Depuis que les Français n'achetent plus ...Français!
Ah il est beau le patriotisme!

Signaler un abus |  CITER

Ricardo | 12/11/2012 - 15H03

C'est un peu vache de mettre la bêtise de Montebourg sur Alcatel, en titre... On doit bien rigoler à l'Usine. Cela dit, ça ne me gène pas plus que ça.

Signaler un abus |  CITER

patrick | 12/11/2012 - 13H50

Je ne comprends pas pourquoi Alcatel a des difficultés avec l'arrivée de Free?
Quel est le rapport entre un FAI (Free) et un fabricant de matériel (Alcatel)? Si une personne peut m'expliquer.

Signaler un abus |  CITER

Effectuer une autre recherche

Rechercher

Les entreprises qui font l'actu

Recevez nos newsletters

Identifiez-vous