L'appel à mobilisation de Guillaume Cairou, du Club des Entrepreneurs, en faveur du rapport Gallois

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Guillaume Cairou - Président du Club des Entrepreneurs
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  A l'aune des déclarations gouvernementales de ce week-end du 20 octobre, sur le poids tout relatif du rapport que Louis Gallois doit remettre le 5 novembre prochain, Guillaume Cairou lève la voix. Le président du Club des entrepreneurs et membre de Croissance Plus dénonce un enterrement prémature du rapport Gallois et demande aux chefs d'entreprises français de "serrer les rangs" derrière ce document dédié à la relance de la compétitivité. Voici son appel :

"Ma Petite Entreprise connaît la crise" : nous, entrepreneurs de France, n'acceptons pas que le rapport Gallois soit enterré avant d'être publié.

Alors que Louis Gallois est présenté depuis des mois par toutes les instances publiques comme l'auteur d'un rapport qui doit restaurer la compétitivité de la France, la presse rapporte une étonnante distanciation de la part du pouvoir qui l'a pourtant désigné à cette fin en raison de son indépendance.

Je lance un appel à l'ensemble des entrepreneurs de France afin qu'ils serrent les rangs derrière ce rapport. Nous, entrepreneurs de France, devons montrer que notre détermination est intacte et qu'une stratégie de terrain claire peut nous permettre de faire rayonner la France.  Ce que propose le rapport Gallois semble être ce que nous réclamons depuis des mois : travailler à une baisse du coût du travail, pour que les produits français soient moins chers, pour que les entreprises françaises puissent investir, embaucher, augmenter les salaires et exporter.

Il n'y a pas d'autres remèdes viables pour soigner la France de sa compétitivité en berne. Il faut une baisse des cotisations patronales et une réduction des cotisations salariales pour qu'enfin les dirigeants de PME qui envisagent de supprimer des emplois ou délocaliser, retrouvent confiance.

Nous entrepreneurs de France considérons que les mesures proposées jusqu'à aujourd'hui sont insuffisantes pour préserver nos salariés, nos entreprises et l'économie de notre pays.

Réduire massivement la dépense publique au delà des 10 milliards déjà prévus dans le projet de loi de finance débattu au Parlement est une urgence. Il faut tripler cet effort.

La question de la compétitivité ne peut plus être uniquement l'objet de comités, de réunions et de conférences. Elle doit être remise eu coeur des préoccupations de notre Gouvernement parce que nous, entrepreneurs de France, la subissons au quotidien sur le terrain.

Comment voulez-vous créer des emplois en France si les charges qui pèsent sur le travail sont les plus importantes d'Europe ? Aujourd'hui, alors que la croissance est déjà à zéro dans beaucoup de nos entreprises, comment répondre à chaque salarié qui nous demande de compenser la perte de salaire entrainée par la suppression de l'exonération fiscale et sociale sur les heures supplémentaires ?

Dans une économie ouverte, soumise à la concurrence internationale, un financement assis aussi fortement sur le travail pénalise beaucoup trop l'emploi et la compétitivité à laquelle nous, entrepreneurs de France, sommes si attachés.

Veillons à contredire Alfred Capus qui affirmait "Toutes les vérités sont bonnes à dire, mais c'est nous qui ne sommes pas tous bons pour les entendre."

A prises de risques égales, n'oublions pas une réalité simple : nous entrepreneurs de France gagnerons 3 à 4 fois moins après impôts que si nous étions anglais ou allemands.

Entrepreneurs de France, unissons-nous contre ce déni de réalité !

Par Guillaume Cairou, président du Club des Entrepreneurs, PDG du Groupe Didaxis, membre de CroissancePlus et coauteur du livre "Créer son entreprise" aux éditions Jacob-Duvernet.

Guillaume Cairou - Compte Twitter

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1 réaction

Etienne | 22/10/2012 - 13H54

Mon cher Guillaume,
Vous êtes conscient, avec votre beau costume, que l'élysée fait fuiter un projet de réduction de 40 milliards, étalé sur 4 ans ? Que le rapport propose une réduction de 30 millards, étalée sur 3 ans ?

Pourquoi se focaliser sur les déformations du Figaro ? Si ce n'est par idéologie ? Pourquoi appeler à un choc qui serait fatal à l'économie française, si ce n'est par idéologie ? Sans compter que pour l'instant, vous spéculez sur du vent car rien n'a été officiellement décidé encore.

Bref.

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