L'AIE exhorte à un changement de cap énergétique
Par Astrid Gouzik - Publié le
La réunion des ministres et délégués des 28 riches états membres de l’AIE s’est clôturée mercredi 19 octobre. Le bras énergétique de l’OCDE a lancé un avertissement alarmant.
Au terme de deux jours de réunion ministérielle, l’Agence Internationale de l’Energie (AIE) est claire. Le monde va devoir changer de cap, ou se préparer à un avenir "terrible". En effet, elle prévoit une hausse de 35% de la demande mondiale d’énergie au cours des 25 prochaines années, et ce rebond devrait se produire hors des pays développés. Pour maîtriser cette tendance, l’AIE tente de se rapprocher des pays qui tireront la demande mondiale. Des accords ont été conclus mercredi avec l’Inde et la Russie.
1 500 milliards de dollars par an
Le monde devrait dépenser chaque année 1 500 milliards de dollars pour répondre à la demande en énergie d'ici 2035. L’AIE a déclaré s’inquiéter particulièrement pour l'Afrique et le Moyen-Orient.
"Si nous ne trouvons pas cet argent, la production n'augmentera pas autant qu'elle doit le faire, avec pour résultat des prix bien supérieurs à ce qu'ils sont aujourd'hui", a averti l'économiste en chef de l'AIE Fatih Birol.
Une évolution insuffisante des énergies renouvelables
Pour ce qui est des énergies renouvelables, les signes sont "prometteurs", bien qu’insuffisants pour atteindre les objectifs de réductions d’émissions. Réponse de l’AIE : il faut renforcer les investissements dans les technologies propres et dans la capture et le stockage de CO2.
Les énergies fossiles, moteurs de l’énergie mondiale
Elles continueront à "constituer la majorité de la hausse de la demande en énergie. Le charbon devrait continuer pendant un certain temps à être la source d'énergie avec la plus forte croissance", explique Martin Ferguson, ministre de l’Energie australien.
Pour ce qui est du gaz, il vit une période faste compte tenu de la hausse attendue de sa production de 50% d’ici 2035 et de ses moindres émissions en CO2, comparé au pétrole et au charbon.
Quant au pétrole, la demande mondiale de pétrole sera suffisante en 2012 pour que l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) maintienne ou augmente sa production malgré les inquiétudes économiques.
1 réaction
www.durableo.fr | 19/10/2011 - 23H17
Alléluia ! Après les dates de fin d'exploitation des ressources non-renouvelables, l'AIE prône les énergies renouvelables ...
Investissons dans les ENR comme nous l'avons fait pour le nucléaire, et nous aurons des technologies performantes et ultra compétitives.
Vite ça devient urgent !

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