L’agitation sociale gagne ArcelorMittal
Par Daniel Krajka - Publié le
Un mouvement social symbolique ne sera pas suffisant pour faire reculer le sidérurgiste soucieux d’adapter son offre à une demande en fort recul.
Pour la première fois depuis la création d’ArcelorMittal en 2006, la Fédération européenne des métallurgistes (FEM), a lancé le 7 décembre un appel à des manifestations sur l'ensemble des sites européens de l'aciériste pour protester contre les fermetures de capacités - provisoires pour la plupart, mais définitive à Liège pour les hauts-fourneaux - qui affectent une dizaine de sites. La direction du sidérurgiste, qui si elle dit respecter le droit de grève, conteste l’utilité de telles manifestations dans un environnement économique très difficile, estime qu’elles n’auront pas d’impact sensible sur la production.
Si la FEM a déclaré que des arrêts d'activité, d'ampleur diverse, auraient lieu en France, en Italie, en Espagne et sur certains sites allemands, un porte-parole d'ArcelorMittal a répliqué n'attendre "un arrêt effectif du travail que sur les sites de Florange, en France, de Liège, en Belgique, et sur les sites de production d'aciers longs au carbone au Luxembourg". Des manifestations ont également été organisées en République Tchèque, en Roumanie, en Macédoine et en Pologne.

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