L'Afssaps suspend les laboratoires Genopharm et Alkopharm
Par Rémy Maucourt - Publié le
Les deux laboratoires, accusés d'avoir commercialisé des traitements périmés, ne peuvent plus exercer en France.
C'est Valery Monin, président des deux laboratoires, qui a annoncé cette décision de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps). Dans des courriers datés du 20 décembre, l'agence du médicament lui a signifié la suspension de l'autorisation d'exercer des laboratoires Alkopharm et Genopharm.
Valery Monin déplore le "sacrifice" de 150 emplois. "Nous n'avons aucune raison de penser que nous allons pouvoir survivre à cette suspension" s'inquiète-t-il. Un communiqué diffusé sur le site de Genopharm précise ses inquiétudes et son mécontentement.
Genopharm et Alkopharm sont visées par une information judiciaire pour tromperie aggravée, falsification de substances médicamenteuses ainsi que faux et usage de faux.
Constatant une sous-teneur du principe actif dans des lots de Thiotepa, l'Afssaps, alertée en mars par Riemser, a procédé en octobre au retrait de ce médicament, qui a été remplacé par le Tepadina, un équivalent commercialisé par Riemser.
Interviewé par l'Usine Nouvelle le 12 décembre, Valery Monin disait redouter "que l'Afssaps ne fasse un exemple avec Genopharm".

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